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07/11/2014

Le Joyeux Anniversaire de la mort / The Happy Birthday of Death - Gregory Corso

Vient de paraître 

LE JOYEUX ANNIVERSAIRE DE LA MORT
GREGORY CORSO

Poèmes choisis – recueil bilingue
Traduit de l’anglais par Blandine Longre
Introduction de Paul Stubbs / Postface de Kirby Olson

The Happy Birthday of Death
Selected poems – bilingual book

Black Herald Press, novembre 2014
100 pages – 14 € / ISBN  978-2-919582-09-9

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« Magnifique et stupéfiant Gregory Corso, le seul & unique Gregory le Héraut. »
Jack Kerouac.

« Sans doute le plus grand poète américain. »
Allen Ginsberg à propos de Gregory Corso.

*

Plus d'informations: http://blackheraldpress.wordpress.com/books/gregorycorso/ 

Pour se procurer l'ouvrage : http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

 

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Gregory Corso (1930-2001), l’un des poètes majeurs de la Beat Generation aux côtés de Jack Kerouac, d’Allen Ginsberg et de William S. Burroughs, a voué son existence à la poésie. Bien qu’ancrée dans la modernité, l’écriture de Corso puise également dans des traditions plus anciennes (celles, entre autres, du poète Percy Bysshe Shelley, figure tutélaire, et de l’héritage antique), révélant une poésie de nature composite, erratique et visionnaire, entre élégance lyrique et audace syntaxique, archaïsme revendiqué et facétieuse vitalité. Cet ouvrage rassemble un choix de poèmes extraits d’un recueil d’une incontestable originalité, Le Joyeux Anniversaire de la mort (publié en 1960 par New Directions), recueil qui concourut à consolider la réputation du poète, « un alchimiste des plus insolites, un belliciste des mots opérant à l’usure, bataillant aveuglément, immensément, avec le langage », ainsi que le décrit Paul Stubbs dans l’introduction au présent ouvrage.

*

 

15/09/2014

« Qu’est-ce que ça peut bien représenter ? »

Victor SegalenNe cherchons pas à comprendre. Comprendre est le plus souvent en art un jeu puéril et naïf, l’aveu d’une sensibilité ralentie, la revanche intellectuelle du spectateur affligé d’anesthésie artistique. Celui qui ne comprend pas et s’obstine à comprendre est, à priori, celui qui ne sent pas. Le même, après lecture de Mystique, hochera la tête interrogativement et devant une toile imprévue cherchera, sur le bord du cadre, l’indication du « sujet » en murmurant : « Qu’est-ce que ça peut bien représenter ? » — Néanmoins, à défaut de légendes, d’explications, de clés, à défaut de symboles concrets et parlants, on est en droit de réclamer du peintre exposant son œuvre ou de l’écrivain donnant le bon à tirer, une certaine part de joie, un sursaut, une petite angoisse douce, un éveil d’énergie, une suggestion ou, plus simplement, une sensation.

Victor Segalen, Le Double Rimbaud

(Le Mercure de France, 15 avril 1906)

 

08/09/2014

Paul B. Roth - Les guerres sont toujours intérieures

Wars Are Always Within

Your hands can’t breathe. They struggle when apart. One may try and separate itself from the other, say, to claw a bent nail from the wall, roll a young erect nipple between its supple fingers, or spoon hot soup through trembling blue lips, leaving the other to wait or assist unless, of course, both happen to belong to an accomplished percussionist or cirque de soleil-ist whose every limb’s movement is not only different from but in unison with every other.

Your hands can’t breathe. Open or closed, in peace or at war, they bloody or are bloodied, inflict or are afflicted. At peace, the bread their fanning cools has, running through its center, an invisible thread of blood left behind for the lives of their future children now overrunning the Earth with starvation. In war, there’s no bread, no crust, no crumbs, just gunpowder’s tasty nitrates force-fed down the throats and smoking muzzles of even hungrier futures. 

Your hands can’t breathe. They grip tight the bayonet affixed to each length of worn rifle stock. They hold on for dear life. At a full run, no longer at your sides, yet whipped by bare branch ends, they barely make a sound as they bleed, bruise or lose fingers to frost bite or the food scraps starving dogs beat them to every time.

© Paul B. Roth

 

Les guerres sont toujours intérieures

Tes mains ne peuvent respirer. Elles luttent quand elles sont séparées. L’une tente parfois de se désengager de l’autre pour, disons, arracher un clou du mur, faire rouler sous ses doigts souples un jeune mamelon en érection ou porter aux lèvres bleues et tremblantes une cuillerée de soupe brûlante, laissant l’autre patienter ou l’assister, à moins que, évidemment, toutes deux appartiennent à un percussionniste chevronné ou à un acrobate du cirque du soleil dont le mouvement de chacun des membres n’est pas seulement distinct, mais en unisson avec tous les autres.

Tes mains ne peuvent respirer. Ouvertes ou fermées, en paix ou en guerre, elles ensanglantent ou sont ensanglantées, infligent ou sont affligées. En temps de paix, le pain qu’elles refroidissent en l’éventant a en son centre évidé un invisible filet de sang pour les vies des enfants à naître infestant à présent la Terre de famine. En temps de guerre, il n’y a ni pain, ni croûte, ni miettes, seuls les nitrates savoureux de la poudre dont on gave les gorges, et les canons fumants d’avenirs plus affamés encore.

Tes mains ne peuvent respirer. Elles empoignent la baïonnette fixée au bout de chaque vieux fusil. Elles se cramponnent à la vie. En pleine course, pourtant fouettées par les branches nues, elles ne sont plus à tes côtés et demeurent presque silencieuses tandis qu’elles saignent, se blessent, perdent des doigts abîmés d’engelures ou que leur échappent les restes dont les chiens faméliques s’emparent toujours les premiers.

 © Blandine Longre 2013, pour la traduction française.

Ce poème et sa traduction ont paru dans le numéro 4 du Black Herald (2013)

Pour plus d'informations:
http://blackheraldpress.wordpress.com/2013/09/27/paul-b-r...

 

paul b. roth,poésie,traduction,long way back to the endCe poème est également présent dans le dernier recueil de Paul B. Roth : Long Way Back to the End (Rain Mountain Press, 2014)

http://rainmountainpress.com/books31.html

Paul B. Roth, poète et éditeur américain, dirige la maison d’édition The Bitter Oleander Press depuis 1974 et publie la revue The Bitter Oleander. A noter, Bitter Oleander Press publiera prochainement la traduction en anglais de Mouvement par la fin de Philippe Rahmy (traduction de Rosemary Lloyd), dont des extraits avaient paru dans le n° 1 du Black Herald.

http://www.bitteroleander.com/

Un entretien avec Paul B. Roth

http://ragazine.cc/2014/03/paul-b-rothinterview/

"This is poetic prose at its finest. Paul B. Roth’s sentences unfold, gradually reveal ever deeper meanings, and then crystallize into moments of communicable inner experience no less drawing on the vivid particulars of the natural world."  - John Taylor

28/08/2014

Mort de l’Utopie - Paul Stubbs

Death of Utopia

After A Piece of Waste Land, Francis Bacon, 1982

 

‘O dark dark dark. They all go into the dark’

T.S. Eliot

 

On this horizon that overshadows all,

above the last known clump of Eliot’s

 

world, between the human reeds and

the beached broken pelvis of the wind,

 

snag still the last few

pages of his book…

 

(the grave-mould from the burial of what

false god now falling from the palms?)

 

—upon a jut of always steaming earth,

where tomorrow man, for the last time,

 

will arrive, to give birth to it:

his eschatological foetus;

 

in end-times, when Hell is certain, and

Eliot, not Christ, he rots back onto the

grass…

 

 

saltz5-27-09-23.jpg 

A Piece of Wasteland, Francis Bacon, 1982

 

 

Mort de l’Utopie

D’après Un coin de Terre gaste, Francis Bacon, 1982

 

« Ô noir noir noir. Tous s’en vont dans le noir »

T.S. Eliot

 

Sur cet horizon qui éclipse tout,

au-dessus de la dernière motte connue

 

du monde d’Eliot, entre les roseaux humains et

le pelvis échoué et brisé du vent,

 

sont encore piégées les quelques

dernières pages de son livre…

 

(l’humus de la sépulture de quel

dieu illusoire s’effritant à présent entre les paumes ?)

 

– sur une saillie de terre toujours fumante,

que, demain, pour la dernière fois, l’homme

 

atteindra afin de lui donner naissance :

à son fœtus eschatologique ;

 

dans les temps ultimes, quand l’Enfer sera certitude, et

qu’Eliot, non le Christ, il retombera en putréfaction dans

l’herbe…

 

 

 

© Paul Stubbs, 2011.

© Blandine Longre 2013, pour la traduction française.

Poème publié en février 2014 dans Les Carnets d’Eucharis, N° 2 (2014)

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2013/12/17/les-carnets-d-eucharis-annee-2014-5249489.html

http://www.recoursaupoeme.fr/revue-des-revues/les-carnets...

 

Paul Stubbs, poète britannique (né en 1969 à Norwich), est l’auteur de trois recueils, The Theological Museum (Flambard Press, 2005), The Icon Maker (Arc Publications, 2008), The End of the Trial of Man (Arc Publications, à paraître) et de deux longs poèmes : Ex Nihilo (Black Herald Press, 2010) et Flesh, (Black Herald Press, 2013). À son actif, également, diverses pièces de théâtre et un recueil d’essais portant sur Arthur Rimbaud, The Carbonized Earth, ainsi que des critiques et des poèmes publiés en revues. Il codirige la revue de littérature bilingue The Black Herald.
http://paulstubbspoet.wordpress.com

23/05/2014

32e Marché de la poésie, Paris

Black Herald Press sera présent au 32e Marché de la Poésie, du 11 au 15 juin, place Saint-Sulpice (Paris VIe) sur le stand 704 – en compagnie des Carnets d’Eucharis (Nathalie Riera) et des éditions Hochroth-Paris (Nicolas Cavaillès).

*

D'autres stands à visiter : les éditions l'Oeil d'or (104), le Visage Vert (104), Isolato (425-427), l'Atelier du Gué (501), le Centre international de poésie Marseille, CIPM (118-120), Les éditions du murmure (604), les éditions Rhubarbe (103-105), les éditions Tarabuste (507), Ypsilon Éditeur (601) - et de nombreux autres ici.

*

Le programme du Marché :

http://poesie.evous.fr/-32e-Marche-de-la-Poesie-.html

couv_32_marche_poesie-6-c4c5c.jpg

 

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05/04/2014

De suc & d'espoir - Jos Roy

à paraître le 25 avril

DE SUC & D’ESPOIR
JOS ROY
Poèmes choisis
recueil bilingue

With Sap & Hope
Selected Poems
Translated from the French by Blandine Longre with Paul Stubbs
bilingual collection

Black Herald Press, 2014
54 pages - 10 € / £8 / $14 / ISBN  978-2-919582-08-2

Pour en savoir plus
http://blackheraldpress.wordpress.com/books/de-suc-despoi...

pour commander l'ouvrage
http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

 

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28/03/2014

Chaque pierre orpheline - Helga M. Novak

DSC_0418.jpgles commères infidèles

noyées avant l'heure

criaillent et se lamentent

sous la pluie de novembre

un couple de corbeaux épie

la jacasserie

de leurs jupes de laine tissée

dans la rouille du brouillard

des soldats étrangers

scrutent les lieux

le couple de corbeaux s'élève

depuis les ravines

(Thingvellir)

*

 

 

 

Chaque pierre orpheline
Helga M. Novak
anthologie bilingue, conçue par Dagmara Kraus
traduction de l’allemand par Élisabeth Willenz
Editions Hochroth, 2013

http://www.paris.hochroth.eu/fr/3154/chaque-pierre-orphel...

 

également, de Helga M. Novak
http://www.buchetchastel.fr/c-est-la-que-je-suis-helga-m-...

 

26/03/2014

Cavales - Jean-Baptiste Monat


“vous êtes le souvenir ou le fantasme d’un passé légendaire, d’une réalité sans fond, d’un présent sans lien : en musique, tristement, dans l’errance de l’espèce”

Jean-Baptiste Monat (Cavales, 2013)

Cavales
Jean-Baptiste Monat
Editions Hochroth Paris, 2013

http://www.paris.hochroth.eu/fr/3117/cavales/

*

Un article de Jean-Pierre Longre

L’homme sans réseaux
http://lhommesansreseaux.hautetfort.com/

nicolas cavaillès,éditions hochroth,poésie,jean-baptiste monat

25/03/2014

Les Carnets d'Eucharis, n°2

Le deuxième numéro des Carnets d'Eucharis (dans sa version papier), revue animée par Nathalie Riera, vient de paraître. On y lira, entre autres et dans le désordre, des textes de Claude Minière, de Corinne Le Lepvrier, de Noémie Parant, de Mina Loy, d'Eva-Maria Berg, de Paul Louis Rossi, d'Armelle Leclercq, de Paul Stubbs & de W.S. Graham.  

Le sommaire complet : 

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2013/12...

Pour souscrire / s'abonner : 

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2014/01...

"Ce deuxième opus poursuit sa ligne exploratrice des figures d’écritures. Ainsi, le carnet consacré à Susan Sontag fait place, cette fois-ci (mais pour mieux y revenir par la suite) à une constellation d’écrits inédits qui multiplient les franchissements et les traversées, entre essaims de poèmes et de proses, aux formes et aux formulations flambant frais. Multitude ouverte sur des détroits et des isthmes, où le « langage essentiel » se tient à l’écart, à ne cesser de favoriser les trouées. Chaque carnet entend poursuivre sa fabrique d’échappées, de « paroles sur le papier » ; les mots comme autant de tracés, de traces, et bruits de source." (éditorial, Nathalie Riera)

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04/12/2013

William Sydney Graham, Les Dialogues obscurs

w.s. graham,anne-sylvie homassel,black herald press,blandine longre,paul stubbs,critiques,librairies,poésiePlusieurs articles parus ces derniers temps à propos du recueil de poèmes choisis de l'Ecossais Graham (le tout premier en français), qu'Anne-Sylvie Homassel et moi-même avons traduit. 


Un article de Romain Verger dans l'Anagnoste

"J’imagine combien l’exercice de traduction, compliqué par la nature du langage poétique, l’a sans doute été plus encore ici, car la langue de Graham est truffée de ruptures de construction, de collisions d’images déroutantes ; il évoquait d’ailleurs sa poésie comme «une architecture d'associations»."


Un article de Nathalie Riera (les Carnets d'Eucharis)

"Pour écrire, il y a des lumières et des obscurités à emprunter de tous côtés, des dialogues à saisir, qui nous parlent d’Etre et de non-être, peut-être pour nous inciter à davantage de rêveries, de relâchements. Ces dialogues obscurs n’ont rien de mystique : ils nous laissent entrevoir une autre dimension de nous-mêmes, issus d’un ici et maintenant non dénué de singularité. La poésie ne doit pas rester parmi les mots. Elle doit emprunter au monde réel, et non au rempart de la pensée conceptuelle. Mais « Si ce lieu où j’écris est réel alors/Il me faut être allégorique »."


L'ouvrage figure également parmi les coups de coeurs de la librairie Charybde (Paris) - lecture de Hugues Robert sur leur site

"Une occasion rare de découvrir, dans une édition impeccable et totalement bilingue (même les préface, postface et chronologie sont présentées dans les deux langues), ce poète écossais mort en 1986, longtemps assimilé peu ou prou aux néo-romantiques (Dylan Thomas), qu'il fréquente beaucoup en effet dans l'immédiat après-guerre, avant d'émigrer vers la Cornouaille, y alternant les longs séjours avec de brèves incursions londoniennes jusqu'à son décès, étant devenu entre temps, en quelque sorte, le "protégé" éditorial de T.S. Eliot."


Un article de Jean-Pierre Longre, sur son blog:

"Selon Paul Stubbs, d’ailleurs, si cette publication est d’abord destinée à faire connaître cette œuvre aux lecteurs français, elle doit aussi permettre au poète « de se libérer de certaines comparaisons littéraires des plus superflues »… Propos quelque peu polémique mais pertinent, qui insiste sur le fait que la traduction est une mutation, une réadaptation de la poésie dans une langue différente, qui lui permet de sortir de son « insularité »."


Lire un poème de Graham publié dans l'Anthologie d'un jour du site Terres de Femmes (Angèle Paoli), le 9 novembre dernier.

 

Ecouter le poète lire certains de ses textes (enregistrement du 23 octobre 1979)

 

****

Le recueil, dont on doit la postace au poète britannique Paul Stubbs, et l'introduction à Michael Snow, ami du poète, est disponible dans plusieurs librairies (voir ici : http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/ou directement depuis le site de l'éditeur:

http://blackheraldpress.wordpress.com/books/les-dialogues...


Les Dialogues obscurs — W.S. Graham
Poèmes choisis

Traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre
Introduction de Michael Snow / Postface de Paul Stubbs
recueil bilingue
Black Herald Press, 2013
174 pages - 14 - isbn 978-2-919582-07-5


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(William) Sydney Graham (1918-1986) with his painting on glass.
by Michael Seward Snow, bromide print from original negative, 1958 © Michael Seward Snow.



13/10/2013

Paysages d’été - Nathalie Riera

152743703.jpgPaysages d’été
Nathalie Riera
Lanskine, 2013

« mon enjouement dans le retrait j’écris la certitude de la soie à être douceur la certitude du fruit à mûrir j’écris sans m’éloigner ni du demi-jour ni du midi sans fuir les limites de l’enclos du jardin

mon enjouement dans l’attente du souffle qui reprend du rêve qui est vie l’ardeur contre le désarroi qui ne peut prendre place nulle part et de l’insouciance parmi les soucis

dans la pénombre du roman que reste-t-il ? deux voix qui se sont tues un vent sans fougue et ce qui se répète mais ne se renouvelle pas »


Nathalie Riera est l’auteur d’un essai, La parole derrière les verrous (Éditions de l'amandier, 2007) et de recueils de poésie : ClairVision (Publie.net, 2009), Puisque Beauté il y a (Lanskine, 2010), Variations d’herbes (Éditions du Petit Pois, 2012) et Paysages d’été . Elle a également créé la revue Les Carnets d’eucharis qu’elle anime depuis mars 2008.


Présentation et critique de l’ouvrage

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2013/06...

sur Terres de femmes

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2013/06/nathal...

sur le site de l’éditeur

http://www.editions-lanskine.fr/livre/paysages-dete

 

01:51 Publié dans Edition, Littérature francophone, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nathalie riera, lanskine, poésie |

03/09/2013

Les Dialogues obscurs - W.S. Graham

Vient de paraître 

Les Dialogues obscurs — W.S. Graham
Poèmes choisis

Traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre
Introduction de Michael Snow / Postface de Paul Stubbs
recueil bilingue
Black Herald Press, Septembre 2013
174 pages - 14 - isbn 978-2-919582-07-5

W.S. Graham

 

William Sydney Graham, né en Écosse en 1918 et décédé en Cornouailles en 1986, est l’un des poètes britanniques majeurs du xxe siècle, remarqué dès 1949 par T.S. Eliot, alors éditeur chez Faber and Faber – maison qui publiera l’ensemble de son œuvre à partir de son troisième recueil. Lié entre autres à Dylan Thomas, à Edwin Morgan et à de nombreux artistes, Graham se consacre presque exclusivement à la poésie, menant une vie d’extrême pauvreté. Ce recueil (dont on doit l’introduction à Michael Snow, ami proche du poète dont il fut l’exécuteur testamentaire, et la postface au poète britannique Paul Stubbs) rassemble un choix de textes traduits en français pour la première fois, ainsi qu’un essai de W.S. Graham sur sa poésie ; l’ensemble vise à retracer l’itinéraire d’un écrivain d’une originalité rare, explorateur d’un langage à la fois allié et adversaire. Parfois jugée « difficile », son œuvre fut par conséquent méconnue de son vivant, mais la renommée du poète n’a cessé de grandir depuis sa mort, comme en témoignent la publication des New Collected Poems en 2004 (Faber and Faber) et cette première parution en français.

Pour se procurer l'ouvrage :

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

Pour en savoir plus :

http://blackheraldpress.wordpress.com/books/les-dialogues...

21/02/2013

Pernette du Guillet / Maurice Scève, aux éditions Hochroth

 

C'est une ardeur d'autant plus violente,

Qu'elle ne peult par Mort ny temps perir :

Car la vertu est d'une action lente,

Qui tant plus va, plus vient à se nourrir.

Mais bien d'Amour la flamme on voit mourir

Aussi soubdain, qu'on la voit allumée,

Pource qu'elle est tousjours accoustumée,

Comme le feu, à force, et vehemence :

Et celle là n'est jamais consumée :

Car sa vigueur s'augmente en sa clemence.

 

Rymes LI, Pernette du Guillet (1520-1545)

******

à (re)découvrir dans une anthologie réalisée par Nicolas Cavaillès : Heureuse peine et longue mort,  Pernette du Guillet / Maurice Scève, aux éditions Hochroth, Paris, 2013

http://www.paris.hochroth.eu/

 

Un autre titre au catalogue de cette nouvelle maison :

L’aurore me trouvera les bras croisés, Emil Botta, poèmes extraits de Întunecatul April (1937), anthologie bilingue, traduction du roumain par Nicolas Cavaillès (Hochroth, Paris, 2013)

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Pour commander les ouvrages : http://www.paris.hochroth.eu/fr/commander-nos-livres/ (lesquels sont également disponibles dans certaines librairies : http://www.paris.hochroth.eu/fr/presentation/)


18/11/2012

Gregory Corso en traduction

A découvrir dans le dernier numéro du Black Herald, plusieurs poèmes de Gregory Corso accompagnés de leur traduction en français et d'une présentation (en VO et en VF) de Kirby Olson, auteur de Gregory Corso: Doubting Thomist (Southern Illinois University Press, 2002). Gregory Corso (1930-2001), poète américain, fut le plus jeune membre du noyau dur de la Beat Generation, proche de Jack Kerouac, d’Allen Ginsberg et de William S. Burroughs. Ses deux recueils les plus célèbres demeurent Gasoline (City Lights, 1958) et The Happy Birthday of Death (New Directions, 1960).

 

“I leave paradise behind me

My paradise squandered fully

What dies dies in beauty

What dies in beauty dies in me—”

 

(On Pont Neuf, Gregory Corso - from The Happy Birthday of Death, 1960)


***


“Je laisse le paradis derrière moi

Mon paradis pleinement gaspillé

Ce qui meurt meurt dans la beauté

Ce qui meurt dans la beauté meurt en moi –”


(Sur le Pont-Neuf, trad. B. Longre, The Black Herald, n°3, septembre 2012)


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"Selon moi, la poésie de Corso associe le meilleur de la tradition imagiste américaine et le meilleur du surréalisme français. Aussi l’œuvre de Corso est-elle très proche de celle de son ami Frank O’Hara. En effet, ce dernier avait apparemment appris à associer le surréalisme français à la métrique variable et idiomatique de William Carlos William, le tout rédigé sur le ton de la conversation. Marjorie Perloff dit de Frank O’Hara : « ...O’Hara ne fut à même d’écrire les poèmes que nous considérons comme ses plus accomplis que lorsqu’il apprit à fusionner ces deux modes – adapter des images et des formes surréalistes à un idiome américain. » Une définition qui peut tout autant s’appliquer à Corso, lequel demeure l’un des grands secrets de la poésie américaine des années 1950 et au-delà, et presque certainement l’un des poètes américains les plus sous-estimés." Kirby Olson.



16/11/2012

"Liminal" - Michael Lee Rattigan

Vient de paraître, le recueil de poésie Liminal, de Michael Lee Rattigan (Rufus books 2012). L'un des poèmes, accompagné de sa traduction en français, est disponible dans le dernier numéro du Black Herald

 

"Shake the dry branch:

scatter grain, unhusked

on the heels of a hidden sun—

the bone raised,

flung

airy monument

of untold memory, future form."

(from "Unshadowed" - M. Lee Rattigan)


**


"Secoue la branche sèche :

éparpille le grain, mondé

sur les talons d’un soleil caché –

l’os dressé,

projeté

                monument aérien

d’un souvenir indicible, forme à venir."


("Hors d'ombre" - extrait - trad. de l'anglais B. Longre)

 

**

Plus d'informations

http://blackheraldpressblog.wordpress.com/tag/liminal/

http://www.rufusbookspublishing.ca/authors/rattigan_micha...

Pour commander l'ouvrage

http://www.rufusbookspublishing.ca/orders/index.html

Pour commander le Black Herald

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

liminal.jpg

25/09/2012

The Black Herald 3 - revue de littérature, vient de paraître

Le troisième numéro de la revue de littérature en partie bilingue que je coédite avec le poète Paul Stubbs vient de paraître. On peut désormais le commander en ligne (ou par email, par bon de commande), en attendant de le trouver dans quelques librairies signalées sur le site (dont L’Écume des Pages, Paris).

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

Issue #3 – September 2012 - Septembre 2012
190 pages – 15€ / £13 / $19 – ISBN 978-2-919582-04-4


The Black Herald, revue de littérature, poésie, fiction, essais, traductions, Blandine Longre, Paul Stubbs

On y trouvera plusieurs textes de fiction et de poésie (en version originale et certains traduits en anglais) d’écrivains français : Louis Calaferte (traduction inédite de John Taylor), Tristan Corbière, Nicolas Cavaillès, Romain Verger, Michel Gerbal, Dominique Quélen, Pierre Trouiller, Nathalie Riera (également fondatrice des Carnets d’Eucharis), Mylène Catel et Jos Roy.

Les poètes de langue anglaise (pour la plupart traduits en français), originaires de Grande-Bretagne, de la Nouvelle-Zélande ou encore des États-Unis sont eux aussi bien représentés : W.S. Graham (dont nous avions déjà publié des poèmes dans le numéro 2 du Black Herald), Clayton EshlemanAndrew FenthamPaul B. Roth (également fondateur de la maison The Bitter Oleander Press) Alexandra Sashe, Andrew O’Donnell, Anthony Seidman, Gerburg Garmann, Mark Wilson, Paul Stubbs, Iain Britton, James Joyce (traduction de Pierre Troullier), Gary J. Shipley et Michael Lee Rattigan (dont le recueil Liminal paraîtra d’ici quelques semaines chez Rufus Books). Par ailleurs, on découvrira des poèmes de l’expressioniste allemand August Stramm (traduit en français par Elisabeth Willenz et en anglais par Antony Vivis et Will Stone), ainsi que plusieurs poèmes traduits en français de Gregory Corso, auteur de la Beat Generation injustement méconnu en France et pourtant tout aussi important que Kerouac ou Ginsberg, traductions accompagnées d’une présentation signée Kirby Olson.

On pourra de même lire un essai de Sébastien Doubinsky sur Baudelaire (version anglaise en regard), un second signé Bernard Bourrit (« C’est un héritage en moi qui me dévore », portant à la fois sur Julio Cortázar, les axolotls, et Fritz Horn) et un troisième sur Francis Bacon et le retable d’Issenheim de Matthis Grünewald (par la britannique Ingrid Soren, traduit en français), ainsi qu’un extrait des souvenirs d’Ernest Delahaye sur Rimbaud (traduction inédite en anglais). De même, Michael Lee Rattigan nous offre un nouveau texte en prose du péruvien César Vallejo (« Estado de la literatura española »), tandis que Rosemary Lloyd traduit du français des extraits de l’œuvre de Denis Buican, écrivain et biologiste. Nous sommes également heureux d’accueillir des auteurs de divers horizons, dont Devin Horan (cinéaste, qui prépare un troisième film sur Georg Trakl), le dramaturge new-yorkais Allan Graubard (traduit par Anne-Sylvie Homassel), l’Angolais João Melo (traduit par Cécile Lombard) et Sadie Hoagland (un texte étonnant traduit par Anne-Sylvie Homassel).

Enfin, nous remercions pour leurs photographies Olivier Longre, Will Stone, Ágnes Cserháti et Devin Horan, et Sandrine Duvillier pour sa mise en page (couverture et intérieur).

Le sommaire complet :

http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-herald-3/contents-sommaire-3/

Pour toute information complémentaire sur les contributeurs de ce numéro.

Contact : blackheraldpress(at)gmail(point)com

 

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20/08/2012

The Black Herald - 3 / revue de littérature

à paraître en septembre 2012

Issue #3 – September 2012 - Septembre 2012
185 pages – 15€ / £13 / $19 – ISBN 978-2-919582-04-4

Poetry, short fiction, prose, essays, translations.
Poésie, fiction courte, prose, essais, traductions.

pour plus d'informations

http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-...

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15/06/2012

En lecture

Discrete series de George Oppen (1934) ; trad. par B. Vilgrain et B. Rival, Théâtre typographique, 1993 - ouvrage bilingue.

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http://belarbeltza.blogspot.fr/2012/06/oppen.html

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/11/george-oppen...

http://www.poetryfoundation.org/bio/george-oppen


22:58 Publié dans Lectures, Littérature étrangère, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : george oppen, traduction, poésie, poetry |

Les Carnets d'Eucharis, création d'une revue papier

Les Carnets d'Eucharis - Projet d'un numéro annuel en version papier pour Février 2013 + BULLETIN DE SOUSCRIPTION/ABONNEMENT.

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http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2012/05...

09/05/2012

Jardin, abstrait (Hart Crane)

 

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Garden Abstract 

 

The apple on its bough is her desire,—

Shining suspension, mimic of the sun.

The bough has caught her breath up, and her voice,

Dumbly articulate in the slant and rise

Of branch on branch above her, blurs her eyes.

She is prisoner of the tree and its green fingers.

 

And so she comes to dream herself the tree,

The wind possessing her, weaving her young veins,

Holding her to the sky and its quick blue,

Drowning the fever of her hands in sunlight.

She has no memory, nor fear, nor hope

Beyond the grass and shadows at her feet.


Hart Crane (from White Buildings, 1926)


****


Jardin, abstrait

 

La pomme sur sa branche est son désir, –

Éclatante suspension, imitation solaire.

La branche a saisi son souffle, et sa voix,

Muettement distincte dans les obliques et les hauteurs

Des branchages au-dessus d’elle, brouille son regard.

Elle est captive de l’arbre et de ses doigts verts.

 

Aussi en vient-elle à se rêver arbre,

Possédée par le vent qui tisse ses jeunes veines,

La hisse vers le ciel et son bleu vif,

Noie la fièvre de ses mains dans l’éclat du soleil.

Elle n’a plus ni mémoire, ni peur, ni espoir

Au-delà de l’herbe et des ombres à ses pieds.

 

Traduit de l’anglais par Blandine Longre

Paru dans The Black Herald 2, septembre 2011.

http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/the-black-...

BHpress petite.jpg



à propos de Hart Crane

http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Hart_Crane

http://alidades.librairie.assoc.pagespro-orange.fr/crane....

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2007/01/hart_crane.h...

12/02/2012

Les carnets d’eucharis n°32 Hiver 2012

Le sommaire ici 

et la revue en format pdf

par Nathalie Riera

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/

 nathalie riera, les carnets d’eucharis, poésie, littérature, arts plastiques

04/02/2012

Le poème sauvage – Jos Roy

le poème sauvage n’est pas sauvage puisqu’il
parle

chien disait l’homme à l’homme et chacun perdait sa parole

le poème n’est pas autre chose
 qu’une chose                  (sauvage/sylvestre)                      vivante qui pousse malgré toute
condition catastrophique du monde                       qui pousse malgré tout
 
faut dire              :             on se fout du biotope des
civilisations & de toute cette littérature qui ne situe rien
rien
(presque rien)
 
**
(extrait – pour lire le texte dans son intégralité :

12:36 Publié dans Littérature francophone, Poésie, Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jos roy, poésie, littérature |

11/11/2011

Black Herald Press - le blog

Que l'on retrouvera désormais à l'adresse suivante :

http://blackheraldpressblog.wordpress.com/

black herald press, blog, littérature, poésie

(Photo: Romain Verger)

17:24 Publié dans Black Herald Press, Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : black herald press, blog, littérature, poésie |

15/10/2011

Quartet for the End of Time

mark.jpg"And it ends with a
groaning convoy of wagons
full of fine baby-hair
trundling past a pyramid of
tiny red shoes reaching the
stars which are guilty

by implication"

(Massacre of the Innocents, Mark Wilson)

Les éditions du Zaporogue (Sébastien Doubinsky) publient le recueil de Mark Wilson, Quartet for the End of Time. L'un de ces poèmes, Tabula Rasa (d'après Arvo Pärt) a paru dans le premier numéro du Black Herald en janvier dernier, accompagné de sa traduction en français (Anne-Sylvie Homassel). 

On peut librement télécharger le recueil ici ou bien l'acheter (si l'on préfère lire sur papier ou ne pas avoir à imprimer la version téléchargée...).

13:51 Publié dans Lectures, Littérature étrangère, Poésie, Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mark wilson, zaporogue, poésie, poetry |

14/10/2011

En lecture : Anne Sexton

anne sexton,littérature,poésie,poetry,literatureAnne Sexton: A Self Portrait in Letters 
correspondence, edited by L. G. Sexton and Lois Ames - Houghton, 1977.

 “Although there is nothing new in the manner I have written these [poems], it seems new to most poem tasters. I do not write for them. Nor for you. Not even for the editors. I want to find something and I think, at least ‘today’ I think, I will. Reaching people is mighty important, I know, but reaching the best of me is most important right now.” (Letter to Mary Gray Harvey, Christmas Day, 1957)

L'auteur - plusieurs poèmes en ligne.

07:03 Publié dans Lectures, Littérature étrangère, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne sexton, littérature, poésie, poetry, literature |

06/10/2011

Ex Nihilo (extrait)

Ex Nihilo, Paul Stubbs (Black Herald Press)

Extraits


Clarities (extraits)

Clarities, Blandine Longre (Black Herald Press)

Extraits

Articles critiques

29/09/2011

Poésie en traduction

racines.jpgEn complément du 2e numéro du Black Herald, on peut lire ici un poème de Jos Roy, accompagné de sa traduction en anglais. D'autres textes de Jos figurent au sommaire de la revue. 

à propos de l'auteur, consulter cette page.

D'autres poèmes, notamment sur Terres de femmes, anthologie poétique, et dans le n° 29 des Carnets d'Eucharis.

(Photo: Romain Verger)

22/09/2011

En lecture

9782814502734.main.pngClairVision de Nathalie Riera

illustrations de Lambert Savigneux

à découvrir ici.

L'auteur

04/09/2011

The Black Herald : revue de littérature, numéro 2

the black herald,littérature,poésie,poetry,literatureLe deuxième numéro de la revue que je coédite avec le poète Paul Stubbs paraît dans quelques jours. On peut désormais le commander en ligne (ou par email), en attendant de le trouver dans les librairies signalées sur le site.

http://blackheraldpress.wordpress.com/buy-our-titles/

On pourra y lire, entre autres, des textes (en version originale et en anglais) des poètes français Laurence Werner David (poème traduit par John Taylor), dont nous avions déjà publié un poème (L'Epousé / The Bridegroom) dans le premier numéro de la revuePierre Cendors (dont le prochain roman, après Engeland, paraîtra en octobre chez Finitude) et Jos Roy, dont on peut découvrir des textes dans le dernier numéro des Carnets d'Eucharis, et qui tient un blog poétique (vivement recommandé) : http://belarbeltza.blogspot.com/ 

On pourra de même lire une sélection d'aphorismes de Georges Perros (choisis et traduits par John Taylor) ainsi qu'un essai portant sur le poète Tristan Corbière (par Jean-Baptiste Monat, avec sa version anglaise en regard, par Rosemary Lloyd), un autre sur Arthur Rimbaud (par Paul Stubbs) et un troisième sur Jacques Derrida (par l'auteur britannique Hugh Rayment-Pickard). Du côté des aphorismes, nous publions aussi le Slovaque Róbert Gál (traduit par Michaela Freeman), qui est l'auteur d'un ouvrage paru chez Twisted Spoon Press (Signs & Symptoms), entre autres. 

Les poètes de langue anglaise (pour la plupart traduits en français dans ce numéro), originaires d'Inde, de Grande-Bretagne, de la Nouvelle-Zélande ou encore des États-Unis sont eux aussi bien représentés : W.S. Graham (encore peu connu en France), Clayton Eshleman (par ailleurs traducteur de César Vallejo, d'Antonin Artaud ou d'Aimé Césaire, plus d'informations ici), Andrew Fentham, Hart Crane, Paul Stubbs, Alistair NoonIain Britton, Gary J. Shipley (dont on recommande l'ouvrage Theoretical AnimalsSudeep Sen, Will Stone, Delphine Grass et Michael L. Rattigan. Par ailleurs, on retrouvera le Néerlandais Onno Kosters (poèmes extraits d'un ouvrage intitulé Anatomy of Silt).

Quant à la prose et à la fiction, nous sommes heureux d’accueillir des auteurs de divers horizons, dont Jacques Sicard (dont on peut lire certains textes ici) Dumitru Tsepeneag, André Rougier, Khun San, mais aussi le Péruvien César Vallejo (traduit par Michael Lee Rattigan), Danielle Winterton (qui coédite la revue Essays & Fictions), Lisa Thatcher, Anne-Sylvie Salzman, Dimíter Ánguelov (traduit par Cécile Lombard) et Robert McGowan (dont on peut découvrir les travaux et les ouvrages ici).

Enfin, nous remercions Jean-François Mariotti et Romain Verger pour leurs photographies.

Pour toute information supplémentaire sur les contributeurs de ce numéro. 

Contact : blackheraldpress(at)gmail(point)com