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Polémique - salon du livre 2008

2010504050.gifLes appels au boycott et les demandes d'annulation (!) se succèdent, alors que l'invité d'honneur du salon du livre de Paris est Israël. Fort regrettable, cette instrumentalisation politique de la littérature. Car les écrivains invités, en fin de compte, incarnent-ils, en tant qu'individus, un état ? Le salon veut d'abord célébrer la littérature de langue hébraïque, au-delà des politiques et des querelles (qu'elles soient ou non sanglantes), au-delà des affiliations religieuses et sectaires ou des chapelles. Il est vrai que l'intitulé "invité d'honneur : Israël" est passablement maladroit... "invités d'honneur : écrivains de langue hébraïque" aurait été plus judicieux (puisque la langue est le critère de sélection) au moins pour dépasser la notion d'état et insister sur le littéraire.

Comme indiqué sur le site du salon : "C'est la reconnaissance d’une littérature dynamique, d’une immense richesse, à l’image d’une société multiculturelle. Une littérature qui puise dans le passé, s’affirme dans un présent mouvementé, sans à priori, n’esquivant aucune question, qui interroge et analyse sans concession."

http://www.salondulivreparis.com/


Souvenons-nous aussi que les autorités égyptiennes pratiquent allègrement la censure - voir
blongre.hautetfort.com/archive/2008/01/29/pauvre-litterature.html

Je lis ici que, Tariq Ramadan (bien connu pour son ouverture d'esprit et ses vues inspirées !) a répondu à La Repubblica :"Il est clair qu'on ne peut rien approuver de ce qui vient d'Israël".

Lien permanent Catégories : Littérature étrangère 7 commentaires 7 commentaires

Commentaires

  • Bien d'accord avec vous à propos de Tariq Ramadan ; les rares fois où je l'ai écouté, j'ai été frappée par sa suffisance, sa faculté perverse à détourner l'attention sur la forme et non le fond d'un raisonnement, bref les propos que vous rapportez ne me surprennent pas mais m'affligent.

  • Oui, il appartient au camp des sophistes (dans le mauvais sens du terme), qui voudraient nous faire croire que les résurgences du religieux sont bénéfiques, tout en se faisant passer pour un démocrate... Voir ce qu'en dit Caroline Fourest
    http://www.prochoix.org/freretariq/presentation.html

  • Je ferai quelques signatures au salon du livre, le 16 mars. Cet histoire de boycot est une supercherie... Doit-on boycotter un salon du livre pour des questions idéologiques (archa¨¨isme de la pensée politique...)? non. On peut, à la rigueur, boycotter le salon parce qu'il est avant tout une machine à produire de la merde littéraire et à vendre en masse...

  • Pour moi le salon n'est pas ce que vous décrivez, Andy Verol, il est devenu un lieu de commerce et de mondanités où il est de bon ton de se montrer, où l'on parle en effet peu de littérature (mais elle est présente dans la masse, faut fouiller). Il y a longtemps que je ne mets plus les pieds dans un salon, quel qu'il soit, mais je comprends les auteurs et éditeurs inconnus qui s'y rendent, seule possibilité pour se faire connaître car très médiatisé.

  • On arrive à parler de littérature sur les "salons" même si ce sont évidemment des lieux marchands (les Anglais, moins portés sur l'euphémisme, préfèrent dire "book fair" - foire du livre, ce qui en soi est plus juste !). Cela peut aussi être l'occasion de rencontres et de débats, et de découvrir des livres dont l'existence serait passée inaperçue autrement...
    Concernant le boycott : il semble qu'il n'y ait pas eu d'appel lors de l'année de la Chine, par exemple... alors qu'on connaît bien les exactions des dirigeants de ce pays...

  • Tout à fait d'accord avec hélène, quel arrogance et quel habile manipulateur!!

  • Littérature jeunesse

    Je lis souvent des commentaires sur le livre de jeunesse, du genre "les adolescents ont droit à toute la vérité..." ou "des ouvrages jugés trop sombres par les adultes ne le sont pas par les jeunes...".
    Je suis tout à fait d'accord, mais je crois que le problème du livre de jeunesse, dès lors qu'il entre dans le territoire intime et social, c'est qu'il doit ménager une entrée pour les jeunes, afin qu'ils puissent être concernés par les problèmes évoqués, même si ce sont des problèmes d'adultes.
    Dans ce sens, je suis quelque peu interloqué par l'attribution du prix Rhône-Alpes à un texte "Les giétes" de Fabrice Vignes, dont le narrateur est un vieilllard en maison de retraite, qui évoque ses souvenirs passés à grand renfort de références historiques.
    Je pense également que "Je ne veux pas mourir gibier" de G. Gueraud va au delà de ce que l'on peut proposer à de jeunes lecteurs sous le label d'un éditeur jeunesse. Libre à l'auteur, s'il en a la possibilité, de se faire publier chez des éditeurs pour adultes, lesquels sont accessibles aux bons lecteurs jeunes.
    A suivre.
    Jack Chaboud

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