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<title>littérature - traduction - livres_de_chevet</title>
<description>(Blandine Longre)</description>
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<title>La pomme de la discorde, les ailes de l'avenir</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Arts</category>
<category>Critiques</category>
<category>Littérature étrangère</category>
<category>Livres de chevet</category>
<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 00:05:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;The Three Incestuous Sisters&lt;/span&gt;, d'Audrey Niffenegger&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Jonathan Cape, 2005&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/02/01/1084260263.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1463967&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/02/01/1192883226.jpg&quot; alt=&quot;sisters1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1463967&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L'album n'est pas réservé aux seuls enfants et Audrey Niffenegger s'est approprié ce support avec finesse et talent ; de même, elle a choisi de créer un conte tendre et cruel – le merveilleux n'étant pas non plus une exclusivité enfantine. &lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Three Incestuous Sisters&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; n'est pas un ouvrage pour la jeunesse, le titre en atteste, quand bien même le récit débuterait par le très classique &quot;Il était une fois trois sœurs...&quot;. Trois sœurs, donc, qui ne se ressemblent pas - Clothilde, la talentueuse, Ophile la plus intelligente et Bettine, la plus jolie. Elles vivent en bonne entente jusqu'à l'arrivée d'un garçon nommé Paris - incarnation de la discorde à venir. Le choix du garçon se porte sur Bettine, la benjamine, et tandis que la fantasque Clothilde s'enferme dans un monde de folie douce tout en restant attentive aux étreintes de Bettine et de Paris, le cœur d'Ophile est noirci par la jalousie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Les deux amoureux apprennent à se connaître et un enfant est conçu - un fœtus avec lequel Clothilde communique tendrement, lui enseignant les étoiles et les sciences, en lui apprenant aussi à voler... Mais la sombre douleur qui ronge Ophile l'incite à commettre l'irréparable : Bettine meurt et Paris s'enfuit ; quant au fœtus... Clothilde a cessé d'entendre sa voix. Ophile, dont l'existence est devenue un calvaire saturé de fantômes, met fin à ses jours. Clothilde, restée seule dans la grande maison, se languit du bébé de sa sœur,&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Le bizarre incident du garçon...</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Critiques</category>
<category>Littérature étrangère</category>
<category>Livres de chevet</category>
<pubDate>Wed, 24 Sep 2008 00:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #cf392f;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1292760&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/00/134821915.jpg&quot; alt=&quot;lizjensen3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1292760&quot; /&gt;La neuvième vie de Louis Drax&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, de Liz Jensen, Traduit de l’anglais par Odile Demange (Nil, 2006 / J'ai Lu, 2008)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après Christopher (&lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sitartmag.com/markhaddon.htm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le bizarre incident du chien pendant la nuit&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Mark Haddon), c'est au tour de Louis, neuf ans, de prendre la parole. Qu'ont en commun ces paroles d'enfants (qui, quoi qu'on en dise, ne sont pas nécessairement destinées à de très jeunes lecteurs) et en quoi permettent-elles à ces textes de se démarquer, littérairement parlant ? On y décèle surtout une naïveté intrinsèque sur laquelle les auteurs s'appuient pour mettre en place une ironie dramatique qui, lorsque la justesse de ton demeure constante, crée de subtils effets comiques, mais permet aussi au lecteur découvrir ses propres failles d'adulte — par le biais d'un regard porteur de bon sens et de jugements souvent lucides.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Examinons le cas de Louis Drax, enfant précoce (&lt;em&gt;L'Encyclopédie médicale&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Les Animaux, leur vie extraordinaire&lt;/em&gt; sont ses livres de chevet), mais perturbé par la séparation et les querelles de ses parents : ses paroles sont certes éclairantes et cocasses mais recèlent une part obscure, une inquiétante cruauté et une obsession morbide qui ne cesse de s'amplifier, liée au fait que le petit garçon est régulièrement confronté à sa propre mort : Louis est étrangement enclin à être victime d'accidents à répétition, plus ou moins graves, sans qu'il les provoque : &quot;&lt;em&gt;le premier accident fut ma naissance. Elle s'est déroulée comme celle de Jules César. (...) Le deuxième accident a eu lieu quand j'étais bébé.&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>La vie derrière soi.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Critiques</category>
<category>Critiques</category>
<category>Littérature francophone</category>
<category>Littérature francophone</category>
<category>Livres de chevet</category>
<category>Livres de chevet</category>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 01:51:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1126079&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/02/370388465.jpg&quot; alt=&quot;apontier3.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1126079&quot; /&gt;Le fruit du silence&lt;/font&gt; d'Arnauld Pontier&lt;/strong&gt; - Actes Sud, 2008&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au départ, l’histoire peut sembler simple : un ancien déporté, Gert, et son fils, André, séparés par la guerre ; entre eux, un seul homme qui puisse faire le lien, Jurij, opiomane, écrivain, qui a veillé de loin sur l’enfance d’André, lequel a grandi à l’Assistance publique.&lt;br /&gt; Pourtant, hormis un pan de passé, André et Jurij n’ont pas grand-chose en commun quand, en cette année 1967, le premier, devenu jeune homme, retrouve celui qui pourrait faire figure de père et se met à l’écoute de sa désespérance, dont on ne sait exactement (du moins pas encore) ce qui a pu l’engendrer, à l’écoute de ses tentatives pour échapper à une réalité qui toujours le rattrape, comme le passé dont il ne parle jamais. À cette trame première, vient s’entrelacer une histoire d’amour teintée d’irréalité, quand André croise une jeune femme dans un bar : une figure fascinante, « trop parfaite pour lui », dont il se met à guetter les apparitions sans pouvoir l’approcher, comme « dépouillé » quand il voit d’autres hommes s’intéresser à elle. Toutefois, c’est elle, Flora, qui va permettre à André d’afficher une audace nouvelle, de se découvrir et de mettre des mots sur son identité, car il espère ne pas être seulement un orphelin sans racines, «embourbé dans cette béance de n’être personne et de devoir devenir quelqu’un. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le roman débute en 1967 mais c’est quatre années plus tôt, à Venise, que l’on fait la&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>La vie derrière soi.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Critiques</category>
<category>Critiques</category>
<category>Littérature francophone</category>
<category>Littérature francophone</category>
<category>Livres de chevet</category>
<category>Livres de chevet</category>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 01:51:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1126079&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/02/370388465.jpg&quot; alt=&quot;apontier3.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1126079&quot; /&gt;Le fruit du silence&lt;/font&gt; d'Arnauld Pontier&lt;/strong&gt; - Actes Sud, 2008&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au départ, l’histoire peut sembler simple : un ancien déporté, Gert, et son fils, André, séparés par la guerre ; entre eux, un seul homme qui puisse faire le lien, Jurij, opiomane, écrivain, qui a veillé de loin sur l’enfance d’André, lequel a grandi à l’Assistance publique.&lt;br /&gt; Pourtant, hormis un pan de passé, André et Jurij n’ont pas grand-chose en commun quand, en cette année 1967, le premier, devenu jeune homme, retrouve celui qui pourrait faire figure de père et se met à l’écoute de sa désespérance, dont on ne sait exactement (du moins pas encore) ce qui a pu l’engendrer, à l’écoute de ses tentatives pour échapper à une réalité qui toujours le rattrape, comme le passé dont il ne parle jamais. À cette trame première, vient s’entrelacer une histoire d’amour teintée d’irréalité, quand André croise une jeune femme dans un bar : une figure fascinante, « trop parfaite pour lui », dont il se met à guetter les apparitions sans pouvoir l’approcher, comme « dépouillé » quand il voit d’autres hommes s’intéresser à elle. Toutefois, c’est elle, Flora, qui va permettre à André d’afficher une audace nouvelle, de se découvrir et de mettre des mots sur son identité, car il espère ne pas être seulement un orphelin sans racines, «embourbé dans cette béance de n’être personne et de devoir devenir quelqu’un. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le roman débute en 1967 mais c’est quatre années plus tôt, à Venise, que l’on fait la&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>De l'athéisme</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Critiques</category>
<category>Essais &amp; non-fiction</category>
<category>Liberté d'expression</category>
<category>Livres de chevet</category>
<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 18:35:16 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1113467&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/02/1385959003.jpg&quot; alt=&quot;sadedieu.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1113467&quot; /&gt;Discours contre Dieu&lt;/font&gt;, Sade&lt;/strong&gt;, préface d'Aymeric Monville, Ed. Aden 2008&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette compilation d’extraits de l’œuvre sadienne regroupe les textes athées de l’auteur, tirés des romans - en particulier de &lt;em&gt;La Nouvelle Justine&lt;/em&gt; - où la « &lt;em&gt;chimère d’un dieu&lt;/em&gt; », dont l’existence est impossible à prouver, revient sans cesse, comme l’un des fondamentaux de la pensée de l’auteur : une philosophie rationnelle (l’athéisme étant un « &lt;em&gt;combat pour la rationalité&lt;/em&gt; », comme le rappelle le préfacier) et matérialiste (la nature étant « &lt;em&gt;matière en action&lt;/em&gt; », Discours de Dolmancé, dans &lt;em&gt;La Philosophie dans le boudoir&lt;/em&gt;) que Sade construit avec cohérence au fil de ses écrits argumentés, de réfutations en virulentes démonstrations qui n’ont rien perdu de leur impact, comme en témoigne cette exhortation à la raison : « &lt;em&gt;Faibles et absurdes mortels qu’aveuglent l’erreur et le fanatisme, revenez des dangereuses illusions où vous plongent la superstition tonsurée, réfléchissez au puissant intérêt qu’elle a de vous offrir un Dieu, au crédit puissant que de tels mensonges lui donnent sur vos biens et vos esprits, et vous verrez que de tels fripons ne devaient annoncer qu’une chimère…&lt;/em&gt; » (&lt;em&gt;Fantômes&lt;/em&gt;). &lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;B. Longre&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans la même collection, vient de paraître &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Jean Meslier, curé et fondateur de l’athéisme révolutionnaire, Introduction au mesliérisme&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; - extraits de son œuvre présentés par Serge Deruette.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On ira aussi lire &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sitartmag.com/desalmand4.htm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;L'athéisme expliqué aux croyants&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Paul Desalmand (Le navire en pleine ville, collection Avis de tempête).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://atheles.org/editeurs/aden/&quot;&gt;http://atheles.org/editeurs/aden/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>L'éternelle question...</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Livres de chevet</category>
<category>Sur le Web</category>
<pubDate>Fri, 30 May 2008 01:26:25 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;... hautement existentielle de l'île déserte.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;C'est &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/05/26/sur-une-ile-deserte-le-livre-que-j-emporterais.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#DF2E1F&quot;&gt;ici&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; 
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<title>Genèse du personnage, entre histoire et fiction.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Critiques</category>
<category>Littérature francophone</category>
<category>Livres de chevet</category>
<pubDate>Thu, 29 May 2008 01:10:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Tu signais Ernst K.&lt;/font&gt; de Françoise Houdart&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ed. Luce Wilquin&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que sont véritablement Juliette, Laura, Emma et (surtout) Ernst, quelques-uns des protagonistes de cet admirable récit romanesque ? Quel rôle ont-ils réellement joués dans les drames que dépeint, en les réinventant souvent, l’écriture riche et sonore, aux nombreuses embellies métaphoriques, de Françoise Houdart ? Des personnages de papier, c’est une certitude, mais leur statut n’en reste pas moins indéfini, car rarement on aura vu des créations littéraires prendre corps et se faire chair à ce point ; tout particulièrement Ernst K., jeune recrue de l’armée allemande qui logea chez l’habitant (en l’occurrence dans la maison de Juliette et de sa fille Laura) durant près de dix-huit mois, entre 1917 et 1918, comme tous ces soldats pour lesquels l’armée réquisitionnait des logements en Belgique occupée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1036584&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/02/00/374066727.jpg&quot; alt=&quot;1871238979.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1036584&quot; /&gt;La romancière avoue ses incertitudes dès le début, s’adressant au personnage éponyme, qui fut aussi un homme dont il ne reste que peu de traces : « &lt;em&gt;A ce stade de ma recherche, j’ignore encore pourquoi je te poursuis ; pourquoi j’instruis ton procès d’existence en te supposant tel qu’il faudra que tu sois en mes hypothèses d’auteur et mes propres conviction. (…) Tu as laissé derrière toi un message crypté dont j’ai entrepris de pénétrer le mystère.&lt;/em&gt; » La fascination que la romancière éprouve, et réitère tout au long du roman, pour Ernst K., rappelle en partie une autre vaste entreprise littéraire entre imagination, réinvention et réalité historique – celle que Bernado Carvalho relate dans &lt;a href=&quot;http://www.sitartmag.com/carvalho.htm&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Neuf&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Condamnés au Paradis</title>
<link>http://blongre.hautetfort.com/archive/2008/05/07/condamnes-au-paradis.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Critiques</category>
<category>Littérature francophone</category>
<category>Livres de chevet</category>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 00:57:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#7A467B&quot;&gt;Au plus loin du tropique&lt;/font&gt; de Jean-Marie Dallet&lt;/strong&gt; - Editions du Sonneur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Condamnés au Paradis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« &lt;em&gt;Quand vous serez tous morts petits Blancs qui sentez le cadavre de vos possessions, l'île entière m'appartiendront, et le dernier d’entre vous je l’envelopperai dans le drap cloué au-dessus de mon comptoir, ce drap sur lequel j’ai peint &quot;Rôtissez tous au fond de l’enfer&quot; avec mes caractères hakka bien plus beaux que vos lettres en chiures de mouche, puis j’irai brûler le tout au fond de mon jardin – à cette pensée Ah You éclate d’un rire qui découvre trois chicots, multiplie les rides de son visage gris jaune alors que la lumière de l’aube filtre à travers les auvents entrouverts, il est là debout au milieu de son échoppe… »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1003281&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/767447849.jpg&quot; alt=&quot;677775199.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1003281&quot; /&gt;Parataito, « Paradis » en maori, un atoll perdu (« &lt;em&gt;plat, petit et tout en rond (…) à peine un point noir entre Tuamotu et Gambier&lt;/em&gt; »), colonie pénitentiaire oubliée de tous, abrite encore une drôle de troupe qui tient à peine sur pied : cinq vieillards condamnés à l’exil, aussi disparates les uns des autres que leurs crimes respectifs – Ma Pouta, la vieille maquerelle, Trinité, le métis unijambiste, Pétino, le vieux militaire pétainiste, Corentin, le prêtre concupiscent, et Ah You, le Chinois qui tient boutique et qui n’attend que la disparition des quatre autres pour devenir le souverain des lieux… Il faut dire qu’au fil des années, ils ont déjà vu nombre des leurs s’éteindre et, survivants d’une longue liste de bagnards&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Un prix pour Indridason</title>
<link>http://blongre.hautetfort.com/archive/2008/04/03/un-prix-pour-indridason.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
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<category>Littérature étrangère</category>
<category>Livres de chevet</category>
<category>Salons, prix, rencontres</category>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 13:33:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-939277&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/00/793710183.jpg&quot; alt=&quot;1752539332.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-939277&quot; /&gt;Le 6e prix du Polar européen du &lt;em&gt;Point&lt;/em&gt; a été décerné à &lt;font color=&quot;#D74028&quot;&gt;Arnaldur Indridason&lt;/font&gt; pour son roman &lt;em&gt;L'Homme du lac&lt;/em&gt;, paru chez Métailié. Il a été remis le 27 mars dernier, lors de l''inauguration du 4e festival &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.quaisdupolar.com/&quot;&gt;Quais du polar de Lyon.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai pas lu ce dernier (pourquoi ? par manque de temps, tout simplement...) mais avais aimé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Cité des jarres et La Femme en vert,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; publiés chez le même éditeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;La Cité des Jarres&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; d'Arnaldur Indridason&amp;nbsp;- traduit de l’islandais par Eric Boury - Métailié, 2006 (Points Seuil 2006)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une grande famille...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le monde littéraire islandais reconnaît en Arnaldur Indridason un excellent auteur de romans noirs. &lt;em&gt;La Cité des Jarres&lt;/em&gt; se présente comme une enquête palpitante, rondement menée par l’inspecteur Erlendur – en réalité pas aussi désordonné ou antipathique qu’il n’y paraît, peut-être un peu enclin à régulièrement s’endormir tout habillé et à ne pas se soucier de sa tenue débraillée ; mais Erlendur est un investigateur efficace et cela se sait à Reykjavik. L’atmosphère pluvieuse et franchement hostile, ses difficultés familiales (les visites impromptues de sa fille Eva Lind, droguée notoire) ne l’empêchent cependant pas de rebondir avec détermination à chaque nouvelle étape de son enquête, qui le mène dans le passé douteux d’un dénommé Holberg, un vieil homme que l’on vient de retrouver mort dans un appartement humide ; un meurtre « typiquement islandais » d’après Sigurdur Oli, collègue d’Erlendur, « un truc dégoûtant, gratuit »… jusqu’à ce que l’inspecteur retrouve, caché au fond d’un tiroir,&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Hommage</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Blandine)</author>
<category>Critiques</category>
<category>Essais &amp; non-fiction</category>
<category>Liberté d'expression</category>
<category>Livres de chevet</category>
<category>Luttes</category>
<category>Théâtre - lire &amp; voir</category>
<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 09:02:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Lire Olympe de Gouges, dans le texte et telle qu'Elsa Solal l'a imaginée.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#B52026&quot;&gt;Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne&lt;/font&gt;, d'Olympe de Gouges&lt;/strong&gt; - Mille et une nuits&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Révolution, émancipation, modération.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l'oses, l'exemple de cet empire tyrannique.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/423244907.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-936649&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/257496199.jpg&quot; alt=&quot;423244907.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-936649&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il y a plus de deux siècles, le 3 novembre 1793 exactement, Olympe de Gouges, née Marie Gouze, fut guillotinée : condamnée par le tribunal révolutionnaire pour avoir osé écrire, dans un dernier pamphlet, que chaque département devait pouvoir choisir sa forme de gouvernement (s'opposant ainsi à l'indivisibilité de la République) et pour avoir maintes fois critiqué l'extrémisme des révolutionnaires. Ce ne fut pas le moindre des écrits de cette femme de lettres et de cette âme résolument indépendante, en avance sur son temps. Coqueluche des salons à la mode et cercles littéraires, dramaturge engagée (on lui doit même une suite du &lt;em&gt;Mariage de Figaro, Le mariage inattendu de Chérubin&lt;/em&gt;, 1786), elle est une figure de proue du combat pour l'émancipation des femmes et n'aura de cesse que de défendre l'égalité des sexes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce combat perpétuel l'amène à rédiger un texte majeur, la &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Déclaration des droits&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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