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        <title>Blandine Longre - livres_de_chevet</title>
        <description>traductrice - critique littéraire</description>
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        <lastBuildDate>Tue, 20 May 2008 04:55:58 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Condamnés au Paradis</title>
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                <author>noreply@ (Blandine)</author>
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                                <category>Littérature francophone</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                                <pubDate>Wed, 07 May 2008 00:57:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#7A467B&quot;&gt;Au plus loin du tropique&lt;/font&gt; de Jean-Marie Dallet&lt;/strong&gt; - Editions du Sonneur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Condamnés au Paradis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« &lt;em&gt;Quand vous serez tous morts petits Blancs qui sentez le cadavre de vos possessions, l'île entière m'appartiendront, et le dernier d’entre vous je l’envelopperai dans le drap cloué au-dessus de mon comptoir, ce drap sur lequel j’ai peint &quot;Rôtissez tous au fond de l’enfer&quot; avec mes caractères hakka bien plus beaux que vos lettres en chiures de mouche, puis j’irai brûler le tout au fond de mon jardin – à cette pensée Ah You éclate d’un rire qui découvre trois chicots, multiplie les rides de son visage gris jaune alors que la lumière de l’aube filtre à travers les auvents entrouverts, il est là debout au milieu de son échoppe… »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1003281&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/767447849.jpg&quot; alt=&quot;677775199.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1003281&quot; /&gt;Parataito, « Paradis » en maori, un atoll perdu (« &lt;em&gt;plat, petit et tout en rond (…) à peine un point noir entre Tuamotu et Gambier&lt;/em&gt; »), colonie pénitentiaire oubliée de tous, abrite encore une drôle de troupe qui tient à peine sur pied : cinq vieillards condamnés à l’exil, aussi disparates les uns des autres que leurs crimes respectifs – Ma Pouta, la vieille maquerelle, Trinité, le métis unijambiste, Pétino, le vieux militaire pétainiste, Corentin, le prêtre concupiscent, et Ah You, le Chinois qui tient boutique et qui n’attend que la disparition des quatre autres pour devenir le souverain des lieux… Il faut dire qu’au fil des années, ils ont déjà vu nombre des leurs s’éteindre et, survivants d’une longue liste de bagnards&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Un prix pour Indridason</title>
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                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Littérature étrangère</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                <category>Salons, prix, rencontres</category>
                                                <pubDate>Thu, 03 Apr 2008 13:33:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-939277&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/00/793710183.jpg&quot; alt=&quot;1752539332.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-939277&quot; /&gt;Le 6e prix du Polar européen du &lt;em&gt;Point&lt;/em&gt; a été décerné à &lt;font color=&quot;#D74028&quot;&gt;Arnaldur Indridason&lt;/font&gt; pour son roman &lt;em&gt;L'Homme du lac&lt;/em&gt;, paru chez Métailié. Il a été remis le 27 mars dernier, lors de l''inauguration du 4e festival &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.quaisdupolar.com/&quot;&gt;Quais du polar de Lyon.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai pas lu ce dernier (pourquoi ? par manque de temps, tout simplement...) mais avais aimé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Cité des jarres et La Femme en vert,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; publiés chez le même éditeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;La Cité des Jarres&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; d'Arnaldur Indridason&amp;nbsp;- traduit de l’islandais par Eric Boury - Métailié, 2006 (Points Seuil 2006)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une grande famille...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le monde littéraire islandais reconnaît en Arnaldur Indridason un excellent auteur de romans noirs. &lt;em&gt;La Cité des Jarres&lt;/em&gt; se présente comme une enquête palpitante, rondement menée par l’inspecteur Erlendur – en réalité pas aussi désordonné ou antipathique qu’il n’y paraît, peut-être un peu enclin à régulièrement s’endormir tout habillé et à ne pas se soucier de sa tenue débraillée ; mais Erlendur est un investigateur efficace et cela se sait à Reykjavik. L’atmosphère pluvieuse et franchement hostile, ses difficultés familiales (les visites impromptues de sa fille Eva Lind, droguée notoire) ne l’empêchent cependant pas de rebondir avec détermination à chaque nouvelle étape de son enquête, qui le mène dans le passé douteux d’un dénommé Holberg, un vieil homme que l’on vient de retrouver mort dans un appartement humide ; un meurtre « typiquement islandais » d’après Sigurdur Oli, collègue d’Erlendur, « un truc dégoûtant, gratuit »… jusqu’à ce que l’inspecteur retrouve, caché au fond d’un tiroir,&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Hommage</title>
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                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Essais &amp; non-fiction</category>
                                <category>Liberté d'expression</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                <category>Luttes</category>
                                <category>Théâtre - lire &amp; voir</category>
                                                <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 09:02:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Lire Olympe de Gouges, dans le texte et telle qu'Elsa Solal l'a imaginée.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#B52026&quot;&gt;Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne&lt;/font&gt;, d'Olympe de Gouges&lt;/strong&gt; - Mille et une nuits&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Révolution, émancipation, modération.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l'oses, l'exemple de cet empire tyrannique.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/423244907.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-936649&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/257496199.jpg&quot; alt=&quot;423244907.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-936649&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il y a plus de deux siècles, le 3 novembre 1793 exactement, Olympe de Gouges, née Marie Gouze, fut guillotinée : condamnée par le tribunal révolutionnaire pour avoir osé écrire, dans un dernier pamphlet, que chaque département devait pouvoir choisir sa forme de gouvernement (s'opposant ainsi à l'indivisibilité de la République) et pour avoir maintes fois critiqué l'extrémisme des révolutionnaires. Ce ne fut pas le moindre des écrits de cette femme de lettres et de cette âme résolument indépendante, en avance sur son temps. Coqueluche des salons à la mode et cercles littéraires, dramaturge engagée (on lui doit même une suite du &lt;em&gt;Mariage de Figaro, Le mariage inattendu de Chérubin&lt;/em&gt;, 1786), elle est une figure de proue du combat pour l'émancipation des femmes et n'aura de cesse que de défendre l'égalité des sexes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce combat perpétuel l'amène à rédiger un texte majeur, la &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Déclaration des droits&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Le langage des fleurs... tibétaines</title>
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                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Littérature étrangère</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
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                                                <pubDate>Fri, 21 Mar 2008 02:00:08 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Controverse dans le jardin aux fleurs&lt;/strong&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;strong&gt;de&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Langdün Päljor&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; &lt;strong&gt;-&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; fable traduite du tibétain et annotée par Françoise Robin, éditions Bleu de Chine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le langage des fleurs...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/01/1949109236.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-914186&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/01/927455764.jpg&quot; alt=&quot;1949109236.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-914186&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ce court texte met en scène une polémique, au premier abord amusante et anecdotique, soulevée par les fleurs de Lampe de Turquoise, une vieille femme qui prend soin de son jardin avec une attention toute maternelle ; elle n’intervient pas immédiatement dans le débat, mais préfère d’abord y assister et écouter chaque intervenant, en se disant avec circonspection : « &lt;em&gt;si cette querelle se concluait de façon heureuse, cela servirait assurément d’exemple à tous.&lt;/em&gt; » C’est donc une fable qu’a composée Langdün Päljor, sous la forme d’une discussion argumentée, et dans laquelle les questions soulevées s’incarnent dans les différentes fleurs présentes : l’orgueilleuse rose trémière, qui revendique son incomparable beauté et ainsi sa suprématie sur toutes les autres variétés florales (« &lt;em&gt;Mon vert feuillage, large et abondant / Symbolise l’ombrelle des dirigeants puissants.&lt;/em&gt; »), le sage pélargonium, qui tâche de ramener la rose à plus de tolérance, mais qui bien vite est rabroué par la clématite, l’opportuniste, qui se range avec flagornerie du côté de la rose (celle-ci lui procure une tige à laquelle grimper), puis « l’intelligente » pensée qui propose aux honnêtes Six-pattes (les abeilles) de départager les fleurs…&lt;br /&gt; Les allusions politiques sont ici à peine déguisées, et c’est la plus raisonnable des fleurs, la pensée, qui analyse subtilement la situation :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« &lt;em&gt;Si la trémière menace les foules égales à&lt;/em&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Sorcières du 8 mars</title>
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                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Essais &amp; non-fiction</category>
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                                                <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 00:30:18 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sitartmag.com/doritrabinyan.htm&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-890425&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/00/181494220.jpg&quot; alt=&quot;905476651.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-890425&quot; /&gt;&lt;/a&gt;8 mars : Journée de la femme...&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les dates figées me déplaisent un peu - on sait que souvent, elles n'existent que pour donner bonne conscience à certains. Il reste qu'elles sont aussi l'occasion de coups de projecteur sur les dysfonctionnements encore avérés de nos sociétés, mais aussi de mettre l'accent sur les discriminations encore plus graves&amp;nbsp;qui touchent les femmes dans d'autres coins du monde.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;De mon côté, j'en profite pour reparler ci-dessous d'un ouvrage dont la lecture m'avait passionnée - et qui a l'avantage d'analyser des faits passés à l'aune du présent (et vice-versa), et pour conseiller à nouveau d'aller faire un tour &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://sorcieres-jeunesse.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;sur le blog que Caroline Scandale consacre&amp;nbsp;au féminin et à ses représentations dans la&amp;nbsp;littérature jeunesse&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - entre autres.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quelques liens vers des articles sur le féminin &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blongre.hautetfort.com/tag/f%C3%A9minisme&quot;&gt;sur ce blog&lt;/a&gt;&amp;nbsp;ainsi que sur &lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sitartmag.com/femininmasculin.htm&quot;&gt;Sitartmag&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;Les putains du Diable, Le procès en sorcellerie des femmes&lt;/font&gt; d'Armelle Le Bras-Chopard&lt;/strong&gt; (Plon)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et la sorcière fut…&lt;br /&gt; ou l’histoire d’une attaque en règle et de ses résurgences.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le titre de cet ouvrage érudit, fouillé, étayé par de nombreuses sources primaires, met d’emblée l’accent sur le regard masculin profondément biaisé qui fut à l’origine d’événements meurtriers historiquement circonscrits : la chasse aux dites sorcières et les procès en sorcellerie qui agitèrent l’Europe deux siècles durant, du XVe à la fin du XVIIe siècle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une vaste répression fabriquée de toutes pièces, dont les méthodes s’inspiraient directement de l’inquisition, mais cette fois dirigée presque exclusivement contre les femmes, et qui s’explique par la&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>&quot;Amours&quot; d'enfance</title>
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                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Littérature jeunesse</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                                <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 08:14:52 +0100</pubDate>
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                     &lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sitartmag.com/amourdenfance.htm&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-823193&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/1adec5c72b135eb1a9070ca922f88d8f.jpg&quot; alt=&quot;4b27fb86e9ecfda4fa965a29c856ce59.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Un amour d'enfance - collectif&quot; id=&quot;media-823193&quot; /&gt;L'ouvrage collectif &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sitartmag.com/amourdenfance.htm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un amour d'enfance&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;, dans lequel 82 auteurs et/ou illustrateurs jeunesse de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.la-charte.fr/&quot;&gt;La Charte&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; livrent leurs réminiscences de jeunes lecteurs,&amp;nbsp;a fait remonter quelques souvenirs (très) anciens... et des images un peu floues, ce qui m'a incitée à aller jeter un coup d'oeil à ces ouvrages lus et aimés&amp;nbsp;il y a fort longtemps (et conservés). Je livre les deux premiers titres qui me sont revenus en mémoire, avant même les Comtesse de Ségur ou les Hector Malot. C'était à l'age de 8 ou 9 ans...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-806565&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/00/b84fd38bad80d4fa71e75e304b74aa89.jpg&quot; alt=&quot;bcd13b572a50b82a9363aa97a1774f78.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Djinn la malice&quot; id=&quot;media-806565&quot; /&gt;Le premier, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Djinn la malice&lt;/em&gt;,&lt;/strong&gt; de Jacqueline Cervon (1972)&amp;nbsp;dans la collection poche Rouge et Or, est fidèle à mon souvenir - l'histoire de Leïla, une petite iranienne de 10 ans, protégée par un génie malicieux, un djinn... et qui rêve de liberté sous le voile qu'elle est obligée de porter (tiens...). Quand elle apprend qu'on veut la fiancer à un homme détestable, elle part à la recherche de son djinn...&amp;nbsp; J'ai eu plaisir à m'y replonger - de beaux passages sur le désert, sur l'accès à l'éducation pour les filles, sur le poids des coutumes et sur les interdits qui empêchent Leïla de vivre une enfance heureuse.&lt;img name=&quot;media-809718&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/01/060f35d4ce8aad14c62a26a632074d72.jpg&quot; alt=&quot;36b373e099b3d82b83f459c52e503b23.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-809718&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le second... Edifiant ! &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rose de Tannenbourg&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Christophe Schmid (éditions SAIE, collection Printemps) :&amp;nbsp;j'ai encore du mal à m'en remettre.&amp;nbsp;Après une relecture partielle (impossible de le relire dans son intégralité... et à haute voix, l'expérience est encore plus terrifiante !),&amp;nbsp;difficile de dire pourquoi&amp;nbsp;j'avais pris&amp;nbsp;autant de plaisir à le lire (et&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Cassé (Kurt Cobain)</title>
                <link>http://blongre.hautetfort.com/archive/2008/02/23/casse-kurt-cobain.html</link>
                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Des nouvelles de Sitartmag</category>
                                <category>Littérature francophone</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                <category>Musique</category>
                                                <pubDate>Sat, 23 Feb 2008 14:55:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-863330&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/00/3c4f6e9f705106fa2fe42fb6fa48f44b.jpg&quot; alt=&quot;db5ea4606bfc624ef170307d41a5928c.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Cassé&quot; id=&quot;media-863330&quot; /&gt;Lecture hautement recommandable...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cassé (Kurt Cobain), de Christophe Paviot&lt;/strong&gt; - Naïve, 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'article est en ligne sur &lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sitartmag.com/christophepaviot2.htm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;Sitartmag&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
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                <title>Slimane Benaïssa, &quot;mécréant&quot;.</title>
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                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                <category>Théâtre - lire &amp; voir</category>
                                                <pubDate>Thu, 03 Jan 2008 07:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-751845&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/00/00/8d1da2abc44a9c59663f1e98d700fc5a.jpg&quot; alt=&quot;fa75ad7f89d3b85781fb11e97deffafd.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-751845&quot; /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;Les confessions d’un musulman de mauvaise foi,&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; une pièce de Slimane Benaïssa (Lansman éditeur)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le mécréant malgré lui&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Karim est décidément un bien mauvais musulman, incapable de se plier aveuglément aux règles dictées par la religion que lui impose sa culture, et dès l’enfance, la naïveté cependant logique de ses multiples questionnements dérange le cheikh chargé de lui enseigner la loi du prophète ; en témoigne cet échange savoureusement ironique entre Karim et son maître à penser :&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Karim : Sidi, pourquoi Ammi Salah a-t-il épousé une deuxième femme ?&lt;br /&gt; Le cheikh : parce que en islam, les hommes ont droit à quatre femmes.&lt;br /&gt; Karim : Sidi ! Les femmes, elles ont droit à quatre hommes ?&lt;br /&gt; Le cheikh : Y a pas à dire, tu es monté à l’envers. C’est déjà compliqué pour les hommes d’avoir quatre femmes…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; Karim se pose d’emblée comme un personnage inconsciemment subversif et l’irritation du cheikh, peu habitué à ces remises en question, des défis lancés à son obscurantisme, est bien compréhensible. La réponse de sa mère, plus pragmatique, ne manque pas de cocasserie, bien qu’on y lise aussi une lucidité qui déjà annonce l’évolution de la condition féminine, un combat auquel Slimane Benaïssa a toujours été attaché : « &lt;em&gt;Parce que nous, les femmes, selon le compte des hommes, nous valons un quart d’homme. (…) Un homme c’est déjà les emmerdements de quatre ! Donc, en épousant un homme, c’est comme si tu en avais épousé quatre. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A douze ans, tandis que l'Algérie&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Cachez ce sexe...</title>
                <link>http://blongre.hautetfort.com/archive/2007/10/25/cachez-ce-sexe-que-je-ne-saurais-voir-collectif.html</link>
                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Essais &amp; non-fiction</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                                <pubDate>Wed, 19 Dec 2007 00:15:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#DB3019&quot;&gt;Cachez ce sexe que je ne saurais voir&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;Besse Chrystel , Bertini Marie-Joseph, Fontan Arlette, Gaillard Françoise, Zabunyan Elvan - Editions Dis Voir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;De la monstration à l'effacement, de la nature à la culture : le statut artistique du féminin des origines à nos jours.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La créativité serait-elle un attribut intrinsèquement masculin ? Toute l’histoire de l’art le laisse supposer, au même titre cependant que les multiples tentatives pour tuer dans l’oeuf tout désir de création féminine. Paradoxalement, l’art en général – qu’il soit graphique ou littéraire – regorge de représentations de la femme et de son sexe, un sexe étudié exclusivement à travers le prisme d’une vision masculine – à tel point que lorsque des femmes le représentaient, leur regard subissait l’influence d’une vision masculine, imposée par une société masculine - chose qui est encore vrai(e) aujourd’hui dans une majorité des cas.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C’est cette histoire souvent méconnue ou délibérément occultée que cet ouvrage passionnant, influencé par les Gender Studies, entend retracer, en laissant la parole à des femmes chercheuses, philosophes, artistes et/ou historiennes d’art – des regards croisés qui en disent long sur le formidable complot qui maintient, depuis des siècles, la femme dans l’ombre de son alter ego masculin, en la représentant certes différemment selon les époques et les lieux, mais toujours avec une constante : en lui assignant des rôles passifs et fonctionnels, en la renvoyant sans cesse à son « essence », voire à son animalité. Les objectifs avoués de l’ouvrage : retracer cette vision exclusivement masculine&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Nos amis les Yapous...</title>
                <link>http://blongre.hautetfort.com/archive/2007/11/22/nous-amis-les-yapous.html</link>
                <author>noreply@ (Blandine)</author>
                                                <category>Critiques</category>
                                <category>Littérature étrangère</category>
                                <category>Livres de chevet</category>
                                                <pubDate>Sat, 24 Nov 2007 10:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le volume 3 de &lt;em&gt;Yapou, betail humain&lt;/em&gt; de Shozo Numa,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;est en librairie depuis le 15 novembre (éditions Désordres). Oeuvre majeure de la littérature japonaise, livre total, démesuré, fresque échevelée considérée par Yukio Mishima comme « le plus grand roman idéologique qu’un Japonais ait écrit après-guerre ». Voici ce que je disais du premier tome.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Yapou, bétail humain, volume 1&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; (traduit du japonais par Sylvain Cardonnel)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'homme dominé, l'écrivain dominant...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;In the struggle for survival, the fittest win out at the expense of their rivals because they succeed in adapting themselves best to their environment.&quot;&lt;/em&gt; (Charles Darwin)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;J'avais beau comprendre qu'une oeuvre échappât à son auteur, je ne pouvais m'empêcher d'en être troublé.&lt;/em&gt;&quot; (Shozo Numa)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-679021&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/581848961ac13f4ab9b27ae2f97ca8a0.jpg&quot; alt=&quot;b1c8f556a02c83ab4057c89bd5a8d02a.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-679021&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Le grand oeuvre de Shozo Numa paraît en français : les éditions Désordres, décidément à l'avant-garde d'une littérature libérée de ses tabous (après David Wojnarowicz, Kathy Acker ou Peter Sotos) ont fait le pas.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Roman fleuve d’abord publié en feuilleton&lt;/strong&gt; à partir de 1956 dans la revue japonaise Kitan Club, Yapou, bétail humain appartient à la veine littéraire masochiste ; il fut composé pour servir de formidable exutoire à des pulsions que Shozo Numa est loin de renier et qui sont nées quand, tout jeune soldat, il fut fait prisonnier et « &lt;em&gt;placé dans une situation qui me contraignait à éprouver un plaisir sexuel aux tourments sadiques que me faisait subir une femme blanche.&lt;/em&gt; » ; une « déviance » qui n’appartient donc qu’à lui, indissociable de son histoire personnelle, une expérience intime pourtant surdéterminée par&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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