2008.05.13
Derniers articles, dernières lectures
Je manque de temps pour parler dès maintenant de certaines de mes dernières lectures... Il reste que j'ai apprécié, apprécie (et donc recommande...) :
Le fruit du silence roman d'Arnauld Pontier (Actes Sud, 2008), après Equinoxe.
Moi aussi d'Alain Kewes, une réjouissante nouvelle... (éditions Rhubarbe) Chez le même éditeur, on découvrira aussi La nouvelle de A à Z ou troisième tour du monde de la nouvelle en langue française de René Godenne, un excellent dictionnaire subjectif de la nouvelle en tant que genre.
La petite sirène de Myriam Mallié (peintures d'Alexandra Duprez) aux éditions Esperluète - une belle variation. Pour rester dans le texte bref, j'ai aussi lu Profil perdu de Line Aressy (éditions MLD)
Du côté des essais, je bouquine par intermittences Le sexe et la loi d'Emmanuel Pierrat (La Musardine), Discours contre dieu, un groupement des textes athées de Sade (Editions Aden), et Histoire universelle de la destruction des livres de Fernando Baez (Fayard, traduit de l'espagnol par Nelly Lhermillier), un ouvrage d'une vaste érudition.
Je termine Combien de fois je t'aime de Serge Joncour (encore des nouvelles...!) - Flammarion, ainsi que La fleur de peau de Sebastia Alzamora (trad. du catalan par Cathy Ytac - Métailié), avec un sacré retard pour tout le reste...
A signaler, la parution du 6e ouvrage de la collection Architexto (éditions Fourre-tout) : Damien Henry, architecte + Bouli-Lanners, cinéaste. On se souvient peut-être du 5e ouvrage, Martiat & Durnez, architectes + Frédéric Saenen, écrivain. De même, après Black Sunday (éditions des Femmes), Jacqueline Merville publie Juste une fin du monde (éditions L'Escampette), une "suite" du précédent.
16:54 Publié dans Critiques, Lectures en cours..., Littérature étrangère, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, lecture, roman, essai, parutions
2008.05.06
Quelques lectures...
Merci d'abord à Hélène, grâce à qui j'ai découvert les éditions MLD. Il suffit d'ouvrir (et de lire...) Profil perdu de Line Aressy, pour saisir la qualité du travail de Mérédith Le Dez, éditrice. J'en reparlerai.
En ce moment, je lis Le Fruit du silence, le dernier roman d'Arnauld Pontier (Actes Sud). Du même auteur : Le Cimetière des anges (Actes Sud, 2005), et Equinoxe (Actes Sud, 2006).
Des chroniques à venir, sur Journal d'un garçon de Colas Gutman (Medium de l'école des loisirs), drôle, enlevé et acide à la fois, sur plusieurs albums jeunesse, dont Bou et les 3 zours d'Elsa Valentin et Ilya Green (Le poisson soluble) et les deux derniers textes de Catherine Leblanc (Viens, on va chercher un poème aux éditions Sarbacane et Litli Soliquiétude, aux éditions OSLE ?), ainsi que sur une fiction entre fable et roman - Méchantes filles de Laura Berent (Editions du cygne).
11:24 Publié dans Edition, Lectures en cours... | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, lectures, romans, albums, jeunesse, mld
2008.03.28
Derniers articles, dernières lectures
Plusieurs articles ces derniers jours, en littérature générale, jeunesse ou poésie. Quelques ouvrages recommandés...
Les fantômes du soir un roman de Sébastien Doubinsky - Le Cherche Midi
Rubinstein, écrivain moyen
Tout débute sur… une chute – quand Paul Rubinstein, invité d’une émission de télévision littéraire (ou qui, du moins, en a les prétentions, comme la plupart de ces programmes pipoles, indigestes et tristounets), dégringole en direct et en public du tabouret peu confortable sur lequel on l’a posé. Une chute qui marque un tournant dans la vie pourtant paisible de cet écrivain discret, dont le dernier roman figure (miracle !) sur la (fameuse ou infamante ?) liste des goncourables – à la grande joie de l’éditeur indépendant auquel Paul a toujours été fidèle. Serait-ce le commencement d’une gloire tardive (et vraisemblablement méritée) ? Lire la suite de l'article
Ma vie de singe d'Andrée Appercelle, illustrations de Marcellin, Motus
Miracle de la poésie
L’auteure donne la parole à celle qui fut son « animal d’affection » durant vingt-trois ans : Judith, macaque d’Asie, qu’elle adopte en 1974 et à qui les illustrations de Marcellin (qui signe déjà les illustrations de Quand j’étais petite, chez le même éditeur) confèrent une belle expressivité. Comme à l’accoutumée, on appréciera aussi la qualité de réalisation de cet ouvrage des éditions Motus, 64 pages imprimées sur papier recyclé, un choix qui renforce l’impact des illustrations. Lire la suite de l'article
Aria des Brumes de Don Lorenjy - Le Navire en pleine ville
Philo-fiction
Au centre du récit, Carl, un « automax », sorte d’androïde programmé pour réussir, construit de toutes pièces (sa musculature, mais aussi ses souvenirs ou ses capacités à obéir aveuglément…) par l’Alliance, un empire tout-puissant dont l’un des objectifs est de reprendre le contrôle de la planète Aria – qui échappe depuis quelque temps à leur circuit économique. Notre homme-robot est lâché sur la planète autonome en compagnie de quatre de ses semblables, mais la mission, pourtant minutieusement préparée, mathématiquement infaillible, échoue au bout de quelques instants... Lire la suite de l'article
Ne sois pas timide de Claire Ubac - L'école des loisirs
Aventurier virtuel
Le titre du dernier roman de Claire Ubac devrait inciter tous les grands timides à s’y plonger… Mais peut-être seront-ils déçus de ne pas y trouver de recettes miraculeuses ou d’astuces infaillibles leur permettant de vaincre leur manque d’assurance ou d’éviter de rougir à tout bout de champ ; au moins, ils passeront d’excellents moments en compagnie d’Oskar, héros malgré lui d’une aventure qui oscille entre la réalité – avec son lot de déconvenues et de vrais bonheurs – et le virtuel – un monde dans lequel plonge le jeune homme, après s’être converti à un jeu en ligne lui promettant de « surmonter la solitude et découvrir le chemin vers les autres» ; une devise qui pourrait s’appliquer à tout réseau d’amitiés virtuelles. Lire la suite de l'article
Ce que la vie signifie pour moi de Jack London, traduit de l’anglais par Moea Durieux - Editions du Sonneur
Profession de foi
Ce court texte autobiographique paru en 1906 donne à voir un Jack London (1876-1916) sous un jour inhabituel ; car on ne le sait peut-être pas, mais avant d'être l’auteur de Croc Blanc ou de L'appel de la forêt, l'écrivain fut un autodidacte, originaire d’une famille populaire, adepte du capitalisme puis du... socialisme. Il retrace ici son parcours cahoteux, entre petits métiers et vagabondages, une trajectoire militante, des usines aux salons, et vice-versa... Lire la suite de l'article
Le jour où Lania est partie de Carole Zalberg - Nathan Poche
L’engagement, mais pas seulement
Lania vit dans son village, entourée de ses frères et sœurs, de parents aimants qu’elle aide aux champs. Malgré les sécheresses ou les inondations, la pauvreté endémique et les nombreuses responsabilités qui lui incombent, elle aime cette existence simple, la seule qu’elle connaisse, même si elle cherche sa place, entre les « grands » et les « petits », et rêve au jour où enfin elle sera « grande » elle aussi. Mais quand des étrangers viennent proposer à ses parents de l’emmener travailler en ville (« Vous voulez son bonheur, n’est-ce pas, alors laissez-la partir avec nous »), tout va trop vite... Lire la suite de l'article
Mes lectures du moments... en cours ou achevées...
A l'arrière des taxis de Marie Leymarie - éditions Syros, collection tempo + (à partir de 13 ans)
Un roman dont j'ai d'abord apprécié la couverture (signée Ilya Green, auteure de l’excellent Strongboy, le tee-shirt de pouvoir – Didier jeunesse) et qui se lit aisément - un peu trop, peut-être. On y fait la connaissance d'un jeune homme de 17 ans, velléitaire, accablé par un ennui rédhibitoire, qui se retrouve mêlé à des histoires d'amour qu'il semble ne pas avoir choisies... et qu'il subit, de la même manière qu’il subit sa vie d'enfant gâté. Un portrait bien construit, dont on aurait aimé qu'il soit un peu plus "épais" - tout comme les personnages secondaires, en particulier Irina, une jeune fille attachante qui ne se soucie guère des apparences et dont le narrateur tombe pourtant amoureux, inexplicablement…
La Nouvelle de A à Z de René Godenne - éditions Rhubarbe
Une mine d'informations sur le genre nouvellistique, sous forme de glossaire, par un "missionnaire" de la nouvelle.
Discours contre Dieu de Sade - éditions Aden, collection opium du peuple - une anthologie des textes athées du marquis, extraits de leur contexte romanesque.
Et pour accompagner le précédent, Dictionnaire diabolique de Marcos Drake - éditions Scali - un ouvrage épais, dans lequel je compte bien me plonger davantage.
Je lis Lucky Girls de Nell Freudenberger (nouvelles traduites de l'anglais par Clément Baude, La Table Ronde), et La fleur de peau de Sebastià Alzamora (recommandé par sa traductrice du catalan, Cathy Ytak) - éditions Métailié. Je vais me pencher sur la toute nouvelle collection des éditions Actes Sud Junior : "Ceux qui ont dit non", dirigée par Murielle Szac - de courts romans historiques qui mettent en scène quelques figures de révoltés, tout en faisant le lien avec l'ici et le maintenant. A suivre, donc...
12:13 Publié dans Critiques, Edition, Lectures en cours..., Littérature étrangère, Littérature francophone, Littérature jeunesse, Romans ados | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, critique, livres, romans, poésie, albums, jeunesse
2008.02.20
Retour... et lectures
Après une (forcément trop brève…) pause de l’autre côté de la Manche, quelques (là encore brèves) nouvelles de lectures dont je reparlerai prochainement. La pile d'ouvrages en souffrance ne cesse de monter et je me vois contrainte d'effectuer des choix parfois bien difficiles...
Les fantômes du soir de Sébastien Doubinsky - Le Cherche Midi
Aria des Brumes de Don Lorenjy - Le Navire en pleine ville
Ne sois pas timide de Claire Ubac - L'école des loisirs
Ce que la vie signifie pour moi de Jack London - Editions du Sonneur
Les inséparables de Colas Gutman - L'école des loisirs
Dieu vit à Saint-Pétersbourg de Tom Bissell - Albin Michel, Terres d'Amérique
Je me suis aussi lancée dans le dernier roman de Hanif Kureishi, Something to tell you, un grand plaisir pour l’instant… (à paraître chez Faber en mars et un peu plus tard en France), dont j'aime beaucoup la couverture (ci-contre). Du même auteur, on appréciera entre autres le recueil de nouvelles, regroupées sous le titre La lune en plein jour.
01:10 Publié dans Lectures en cours..., Littérature étrangère, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, lecture, romans, parutions
2008.01.24
Derniers articles, dernières lectures
Quelques articles publiés récemment ainsi que mes lectures en cours...
*** Fiction

Ces gens-là, de Virgile Durand, Plon 2008
À chacun son secret…
Ces gens-là, premier roman de Virgile Durand, retrace plusieurs parcours d’existence plus ou moins liés, sur plusieurs générations ; un entrelacs d’histoires impeccablement échafaudé, dont il est bien difficile de s’extirper tant on se laisse porter par une écriture volontairement sobre et par les personnages qui se voient attribuer chacun un long chapitre...
Lire L'article et l'entretien avec l'auteur sur Sitartmag

Les Ostrogoths, de Martine Pouchain, Les 400 coups, coll. Connexion, 2007
"Dire que le bonheur était là, tout près, et que je ne le savais pas."
Collection dirigée par Christine Féret-Fleury, Connexion a vu le jour l'an passé ; destinée aux adolescents, ouverte à toutes les formes de littérature (romans, nouvelles, thrillers, pages romancées de l'histoire, polars, journal intime, récits d'aventures…), elle donne la parole à de jeunes auteurs aussi bien qu'à des écrivains plus connus, comme Martine Pouchain, qui signe là un roman savoureux, pourtant ancré dans une réalité qui, au premier abord, ne pourrait sembler que sordide...

Si j'ai une âme, de Vincent Peyrel, L'Amourier, 2007
Inhumaine humanité
« Je m’appelle Hans. Je m’appelais Hans. Déjà. Le 7 novembre 1919. J’ai rencontré Frédéric à la gare de Hanovre. Il faisait froid. »
« Les flics sont venus le 23 juin 1924. Frédéric n’était pas là. Le piano ne jouait pas depuis quelques jours. Je dormais. Encore. »
Si j’ai une âme pourrait être contenu dans ces deux déclarations, qui ponctuent le récit de temps à autre, à la manière d’un refrain lancinant qui semble aider Hans, le narrateur, à garder un point d’ancrage dans le réel ou à reprendre le fil de son monologue. Entre ces deux dates, l’histoire d’un couple atypique...

Premières heures au paradis de Hafid Aggoune, Denoël, 2008
(Re-)Naissances
Roman sur la filiation, la paternité et la naissance, Premières heures au paradis débute sur un abandon impulsif, qui ressemble fort à une fuite : « Ce beau jour de mai, j’ai ouvert la porte et je suis parti sous un ciel bleu. Les ténèbres envahissaient mon crâne. » D’emblée, on pénètre dans une quête pétrie de paradoxes, évoquée sous la forme d’une missive (ou tout comme) que l’acteur Théophile Cannan paraît adresser, en pensée, à la romancière Lucille Eden, sa compagne. En façade seulement, car on comprend vite qu’en dépit du choix d’une interlocutrice, c’est avec lui-même que le narrateur a rendez-vous...
*** Inclassable

Passe-Musée, passe-temps, passe-passe et passementerie de Frédéric Clément, Paris Musées, 2007
Promenons-nous… au musée
Un rendez-vous manqué avec une certaine Mademoiselle L. devant le musée des beaux-arts de Paris, la découverte d’un petit paquet de « bouts de temps » qui doit être remis à une mystérieuse Madame de R, « Muse des Musées », et voilà Monsieur Clément, fort intrigué, en quête de cette inconnue, dans un Petit Palais où visiteurs et personnel sont plongés dans un «grand sommeil ». En revanche, les résidents habituels – personnages des tableaux, figurines ou






















































































































