2009.01.24
Le Visage Vert - bis
Je parlais récemment de la revue de littérature Le Visage Vert et de son numéro 15.
Romain Verger, que l'on retrouve aussi ici, lui consacre un bel article dans Sitartmag.
Le Visage vert , revue de littérature, n° 15 (éditions Zulma, responsable de la rédaction : Xavier Legrand-Ferronnière)
Pour information : Le Visage Vert est édité par l'association Le Visage Vert depuis 1995. Le n° 1, auto-édité, est épuisé, mais un retirage est envisagé. Les numéros 2 à 13 — coédités avec les Éditions Joëlle Losfeld — ne sont plus disponibles en librairie, mais on peut les commander directement auprès du Visage Vert, au numéro, ou sous forme de collection « complète ». Enfin les numéros les plus récents (14 et 15) sont coédités avec les Éditions Zulma et donc disponibles en librairie. A partir de cette année (2008) le Visage Vert propose une collection d'ouvrages.
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2009.01.09
Archivages... again.
De "nouveaux" articles désormais en ligne sur la nouvelle version de sitartmag.
About the author, de John Colapinto - Fourth Estate, 2002
Auteur en sursis - traduit de l’anglais par Cécile Arnaud - Belfond, 2003
La poursuite de la célébrité peut se décliner de multiples façons, souvent sur le mode satirique. Avec About the author, les amateurs de suspense et d'humour trouveront leur compte, car ce premier roman (palpitant, admettons-le) ne manque pas d'efficacité (on serait tenté de dire "à l'américaine"). Mais sous des dehors de thriller littéraire un peu facile, le récit est avant tout une confession angoissée, écrite dans l'urgence par un homme qui a longtemps caché son jeu, et qui a donc beaucoup à nous apprendre : Cal Cunningham revient ainsi sur ses pas et raconte comment, fraîchement sorti de l'université, il s'installe à Manhattan dans l'espoir de devenir écrivain, mais surtout, "célèbre". LIRE LA SUITE
Kaikisen, retour vers la mer
Satoshi KON - Casterman, collection Sakka, 2004
S'inspirant d'une mythologie poétique qui prête à l'ondine (représentée ici sous les traits de la femme-poisson, telle que nous la connaissons) des pouvoirs sur la mer et ses créatures, Kaikisen se présente comme un manga émouvant, palpitant et engagé, dont l'action se déroule à Amidé, une petite ville côtière imaginée par l'auteur, et qui s'accroche à son passé tout en essayant de s'adapter à une modernité galopante, avec la promesse d'un essor économique sans précédent. L'histoire débute sur un œuf mystérieux dont Yôsuké, un jeune homme rêveur et respectueux des traditions, sera bientôt l'unique gardien, comme l'est encore son grand-père, prêtre Shintô. LIRE L'ARTICLE
Poétique de la soif de Ch’oe Yun
récits traduits du Coréen par l'auteure et Patrick Maurus - Actes Sud, 1999
Dans cet ouvrage sont regroupés quatre récits écrits à différentes périodes, mais ayant pour dénominateur commun la Corée du "miracle économique" et les répercussions dévastatrices de ces changements sur l'individu et la société entière. Une tristesse ineffable semble adhérer aux êtres qui ont un profond sentiment de solitude dans des foules anonymes : ils intériorisent leurs émotions, ne parvenant pas à communiquer dans un monde clos et oppressant. Par bonheur, l'écriture ouvragée de Ch'oe Yun leur permet d'exister et de révéler leurs peurs et leurs rêves, leurs lâchetés et leurs courts bonheurs : une écriture alambiquée, une prose empreinte d'une poésie mouvementée qui illumine les récits. LIRE LA SUITE
L'heure de la sortie de Christophe Dufossé
Denoël, 2002 - Folio Gallimard, 2004
Les enseignants seraient-ils des créatures à part ? A en croire Christophe Dufossé, ils formeraient une catégorie atypique, une espèce sclérosée et obnubilée par des relents d'enfance, et pourtant en tous points génétiquement semblables aux autres humains... C'est du moins le point de vue, non pas tant énoncé qu'esquissé, qui domine ce sombre roman. L'histoire est racontée par l'esprit en perdition d'un jeune professeur de français, Pierre Hoffman, qui porte un regard désabusé, cynique mais aussi très amusant sur la profession, une vision amère mais teintée de drôlerie du microcosme de la salle des profs de son collège : des descriptions et des remarques peu flatteuses qui sonnent juste de bout en bout, en dépit d'un penchant à noircir allègrement le tableau. LIRE LA SUITE
Soupe froide de Charles Masson
Casterman, Écritures, 2003
Quand frappe l'hiver, on a tous quelques pensées fugaces pour les plus démunis ; les journaux et les radios se chargent de nous le rappeler et entonnent une litanie (c'est la faute à la froidure...) qui, à force d'être répétée, perd de son sens et devient, comme beaucoup d'autres sujets, une façon de combler le vide. La mauvaise conscience refait surface, mais tout s'efface très vite des esprits qui habitent des corps à l'abri du froid, de la faim et de la déchéance. L'ouvrage de Charles Masson est exemplaire, car il force le lecteur à l'intimité d'un rude face à face... LIRE LA SUITE
Angleterre, de Geneviève Brisac
Médium de L’Ecole des Loisirs, 2005
Les parents d’Adélaïde décident de l’envoyer en séjour linguistique sans l’avoir consultée au préalable (pour des raisons d'abord obscures), la toute jeune fille est révoltée – et se plie malgré tout à l’autorité parentale… Quand elle arrive en Angleterre, elle va de surprises en déconvenues, portant un regard critique sur tout et sur tous – transformant ainsi certaines scènes au demeurant banales en une comédie très acide : la famille d’accueil en prend pour son grade, mais les Français qui l’accompagnent aussi. LIRE LA SUITE
La cérémonie des poupées de Chantal Deltenre - Maelström, 2005
Tout fait sens dans ce palpitant roman, d’un bout à l’autre du récit de Keiko qui relate son séjour au Japon – un pays qu’elle ne connaissait pas en dépit de ses origines. Elle le découvre aux côtés de Pierre, son ami français que la langue et la culture japonaises fascinent. Cela fait maintenant un an qu’ils se sont installés dans un petit appartement, à Tokyo, un lieu que Keiko s’est approprié avec une férocité dont elle seule a conscience (« m’arracher à l’appartement m’est devenu aussi douloureux qu’une amputation »), sacralisant secrètement l’endroit et engageant, au quotidien, un dialogue muet avec les objets et les meubles qui étaient déjà là lors de leur emménagement... LIRE LA SUITE
Un LOUP peut en cacher un autre
collectif d'illustrateurs - textes de François David - Sarbacane, 2006
Après l’éléphant, un animal autrement plus ambivalent a été retenu par les éditions Sarbacane pour ce deuxième album grand format, qui réunit une trentaine d’illustrateurs, et dont le fil conducteur est une nouvelle fois offert par François David et ses poèmes – en regard de chacune des créations graphiques. Un bel éventail, donc, qui permet à la fois de (re)découvrir des artistes et d’observer le loup à travers le prisme d’univers imaginaires forcément très hétérogènes. LIRE L'ARTICLE
00:05 Publié dans Critiques, Des nouvelles de Sitartmag, Littérature étrangère, Littérature francophone, Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, sitartmag, archives, critiques
2008.11.24
Archives, toujours.
De "nouveaux" textes en ligne.
Kimchi
Ook Chung
Le serpent à plumes, 2001
On sait comment, à travers leurs écrits, de nombreux écrivains de l'entre-deux (entre deux civilisations, pays, langages...) exorcisent l'apparent fardeau de la double-identité, l'idée d'appartenir à deux cultures sans jamais pouvoir véritablement s'approprier pleinement l'une ou l'autre : Hanif Kureishi ou Kazuo Ishiguro en sont de parfaits exemples en littérature anglophone. Ook Chung est néanmoins un auteur encore différent, pur produit du déracinement multiple, généré par une situation originelle plus complexe : né au Japon de parents coréens qui s'exilent ensuite à Montréal, cet écrivain francophone mais polyglotte vit aujourd'hui au Japon, un pays (re)découvert sur le tard. Ses Nouvelles orientales et désorientées attestaient, ne serait-ce que par le titre même de l'ouvrage, de son désir d'être reconnu comme une anomalie littéraire, un déraciné notoire et dysfonctionnel. Lire la suite
On n’aime pas les chats
François David et Géraldine Alibeu
Sarbacane, 2006
En des temps bien mouvementés pour les différences et la pluralité (des origines, des couleurs, des opinions…) cet album tombe à point nommé : On n’aime pas les chats se présente comme une fable universelle qui transcende les époques et les lieux, à la fois grave et éminemment ironique, et le texte de François David, illuminé par les étonnantes illustrations pleine page de Géraldine Alibeu, se lit et se relit avec un bonheur toujours renouvelé, chaque lecture apportant des éléments nouveaux et engendrant de multiples échos avec ce que l’on peut lire ou entendre quotidiennement, dans la presse ou autour de soi. Lire la suite
Les sombres feux du passé
Chang-Rae Lee
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean Pavans
Editions de l'Olivier, 2001 / Seuil, Points, 2002
Le docteur Hata vit une retraite paisible et ordonnée dans la petite ville de Bedley Run, dans l'état de New-York. Rien dans son existence routinière ou dans son allure de citoyen respectable ne semble trahir "les sombres feux" d'un passé tragique. Et pourtant, tandis qu'il se remémore comment il a perdu de vue sa fille unique Sunny, une jeune coréenne adoptée à l'âge de six ans, une adolescente difficile et distante, d'autres souvenirs font surface, nourris par la vision d'un visage apeuré : celui d'une autre jeune coréenne rencontrée des années auparavant, alors qu'en tant qu'officier médical dans l'armée japonaise durant la deuxième guerre mondiale, il était cantonné dans un sinistre campement en Birmanie. Lire la suite
Le voyage de Bilqîs
Aliette Armel
Autrement, collection Littératures, 2002
La reine de Saba et sa rencontre avec le roi Salomon n'ont eu de cesse, au fil des âges, que d'inspirer nombre d'écrivains et poètes (Nerval, Flaubert...) et, dans le même temps, cette histoire mythique (dont les sources historiques demeurent plutôt vagues), n'a cessé d'être récupérée et remaniée par les juifs, les chrétiens, les musulmans, ou encore les Ethiopiens, quand elle servait leurs intérêts spirituels ou politiques... Dès lors, quoi d'étonnant qu'une auteure française se l'approprie et la réinvente, tout en l'incrustant délicatement dans un autre récit, celui d'une lutte entre le peintre de la Renaissance italienne Piero Della Francesca (1415?-1478) et sa passion dévorante pour son art ? Lire la suite
Indelible Acts
A.L. Kennedy
Jonathan Cape, 2002
En quelques lignes, A.L. Kennedy pose chacun de ses personnages avec une minutie qui sied parfaitement au genre nouvellistique : êtres égarés, repliés sur eux-mêmes, qui se racontent (ou se laissent raconter) en amplifiant chaque geste anodin, en analysant la moindre pensée ; c’est ainsi que se dessine une succession de révélations intimes (la désormais très classique "épiphanie" joycienne, chère à Raymond Carver, autre nouvelliste de talent), ici microscopiques, par le biais d’une exploration solitaire et toujours imprégnée de doute... Lire la suite
Le Resquilleur du Louvre
Bernard Chenez
Editions Héloïse d’Ormesson, 2005
Pensant pénétrer dans l'univers d'une humanité aux abois, celle des abandonnés rencontrés par hasard au coin d’une rue (et dont on évite soigneusement de croiser le regard, par crainte d'y lire, justement, trop d'humanité) le lecteur entre sans grande méfiance dans le récit d'un "sans domicile fixe" ; de magouilles en combines, entre débrouillardise et roublardise, entre désespérance lucide, nostalgie et illusion comique, le narrateur anonyme se métamorphose pourtant en sage éclaireur, philosophe dépenaillé mais détenteur d'une vérité unique. Lire la suite
Chômeurs, qu'attendez-vous pour disparaître ?
Collectif - textes réunis par Jean-Jacques Reboux
Collection Tous les possibles
Editions Après la lune, 2007
Ce n’est pas un scoop : les chiffres et autres statistiques du chômage sont « grossièrement truqués ». Dans le Canard Enchaîné du 4 avril, on apprend même que la soixantaine d’experts de la Dares (Ministère du travail) protestent contre la très optimiste baisse récemment annoncée par le gouvernement (et que de nombreux médias ont allègrement relayée sans la commenter), une baisse « concomitante avec une série de changements dans les règles administratives de gestion des listes et dans les modalités du suivi des demandeurs d’emploi», et le Canard d’ajouter, « en bon français », que c’est « le résultat d’une tricherie qui a consisté à radier massivement les chômeurs ». Lire la suite
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2008.11.09
Articles et livres à re-découvrir
Je continue d'archiver sur Sitartmag (rythme très irrégulier...). L'occasion de reparler d'ouvrages passés inaperçus ou peut-être trop vite oubliés... en voici quelques-uns.
La rue de la boue jaune
de Can Xue
traduit du chinois par Geneviève Imbot-Bichet, Introduction de Françoise Naour , Bleu de Chine, 2001
Can Xue, considérée comme "la plus moderniste des écrivains chinoises contemporaines" a écrit La rue de la boue jaune en 1983 : un ouvrage atypique et extrême, qu'on aurait du mal à qualifier de roman, quoiqu'il en possède certaines caractéristiques. Publié en Chine en 1987, cette allégorie sauvage et semi-fantastique d'une Chine en pleine mutation capitaliste est terrifiante : la rue de la boue jaune est une rue introuvable, souvent invisible, peuplée d'environ six cents êtres qui composent un grouillant microcosme grotesque et mesquin. La plupart des habitants de cette rue maudite sont accablés de fatigue, affectés de tous les vices ou de tous les maux possibles, qui s'accumulent au fur et à mesure que l'on avance dans les descriptions : maladies de peau, intestinales et surtout, folie dévastatrice. Lire l'article
Danse macabre
Bozorg Alavi
traduit du persan par Renaud Salins, L'Aube, 2004
Bozorg Alavi, comme nombre de ses compatriotes iraniens, a préféré l'exil à la censure et à l'enfermement ; en 1953, l'écrivain part pour l'Allemagne, terre d'accueil où il s'éteindra quelque quarante années plus tard. C'est pourquoi les textes que contient ce recueil (les premiers à paraître en français) prennent des teintes occidentales tenaces et l'atmosphère parfois tchékhovienne qui s'en dégage y est tout à la fois étonnante et délicieuse. Lire l'article
Reflets sur un mur blanc
Adania Shibli
traduit de l'arabe (Palestine) par S. Dujols, Actes Sud, 2004
L'écriture de ce roman (qui se déroule en Palestine, mais qui semble comme hors du temps et de l'Histoire) repose sur une lecture intime et singulière du réel : une vision décomposée en infimes détails qui forment un réseau d'impressions visuelles, tactiles et sonores (taches de couleur, fissures, matières écaillées — un leitmotiv) où chaque sens joue un rôle bien défini. Des personnages anonymes, désignés par leur fonction sociale ou familiale, tissent un univers entropique qui enveloppe la jeune fille, pivot submergé de la narration : comme si cette dernière, impuissante, ne pouvait influer sur les événements et les êtres qui l'entourent et la malmènent, parfois involontairement. Lire l'article
Missiles. Et souvenirs cardiaques
Christophe Paviot
Le Serpent à Plumes, 2002
Christophe Paviot a ajusté son tir à la perfection et en 18 nouvelles, il dynamite tabous et préjugés ; des récits qui flirtent avec un gore décapant, de petites plongées dans un univers inquiétant et paradoxalement très familier et qui oscillent entre horreur et burlesque. Chacune de ces nouvelles nous réserve une surprise explosive, à tendance macabre...
Lire l'article
Christophe Paviot est aussi l'auteur de Cassé (Kurt Cobain).
The Book of Revelation
de Rupert Thomson - Bloomsbury, 2000
Rupture - Stock, 2001
traduit de l'anglais par Bernard Turle
La ville d'Amsterdam ne cesse d'inspirer nombre de brillants auteurs, de Ian McEwan (Amsterdam) à John Irving (Une veuve de Papier), jusqu'à Rupert Thomson qui signe là son sixième roman. The Book of Revelation narre avec précision l'épopée identitaire et urbaine d'un homme dont on ne connaîtra jamais le nom. Mais ce que le narrateur révèle de lui-même est de loin plus essentiel qu'un simple prénom : cet homme, jeune danseur anglais, chorégraphe déjà talentueux, vit à Amsterdam depuis quelques années. Tout bascule le jour où il croise trois femmes en noir qui l'enlèvent puis le retiennent prisonnier, enchaîné, dix-huit jours durant, dans une pièce nue... Lire l'article
Rupert Thomson est aussi l'auteur de Mort d’une tueuse.
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2008.11.03
Archivages
La mise en place du nouveau site se passe relativement bien, malgré les efforts que cela demande. Non seulement il faut gérer les nouvelles chroniques qui arrivent au quotidien, en étalant leur parution, mais nous nous efforçons aussi d'archiver, peu à peu, un maximum d'anciens articles afin qu'ils puissent être disponibles lorsque le nom de domaine officiel basculera vers la nouvelle version. Les archives sont encore très incomplètes mais certainement pas poussiéreuses ni secrètes... Aussi, j'invite à (re)découvrir entre autres une série d'articles traitant de l'oeuvre de Kathy Acker (éditée en partie par les éditions Désordres), et l'espace dédié aux revues, en cours de construction.
Pour ceux à qui cela aurait échappé, la nouvelle formule permet aussi de naviguer d'un tag à l'autre, ce qui ajoute un aspect hasardeux à la découverte. Tous les tags sont regroupés ici. Bonnes lectures.
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2008.02.23
Cassé (Kurt Cobain)
Lecture hautement recommandable...
Cassé (Kurt Cobain), de Christophe Paviot - Naïve, 2008
L'article est en ligne sur Sitartmag.
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2008.02.07
Sitartmag - derniers articles
Dernières mises à jour sur Sitartmag - une nouvelle formule en test...
http://sitartmag.hautetfort.com/
N'hésitez pas à laisser un commentaire pour toute suggestion, remarque, critique...
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2008.01.24
Derniers articles, dernières lectures
Quelques articles publiés récemment ainsi que mes lectures en cours...
*** Fiction

Ces gens-là, de Virgile Durand, Plon 2008
À chacun son secret…
Ces gens-là, premier roman de Virgile Durand, retrace plusieurs parcours d’existence plus ou moins liés, sur plusieurs générations ; un entrelacs d’histoires impeccablement échafaudé, dont il est bien difficile de s’extirper tant on se laisse porter par une écriture volontairement sobre et par les personnages qui se voient attribuer chacun un long chapitre...
Lire L'article et l'entretien avec l'auteur sur Sitartmag

Les Ostrogoths, de Martine Pouchain, Les 400 coups, coll. Connexion, 2007
"Dire que le bonheur était là, tout près, et que je ne le savais pas."
Collection dirigée par Christine Féret-Fleury, Connexion a vu le jour l'an passé ; destinée aux adolescents, ouverte à toutes les formes de littérature (romans, nouvelles, thrillers, pages romancées de l'histoire, polars, journal intime, récits d'aventures…), elle donne la parole à de jeunes auteurs aussi bien qu'à des écrivains plus connus, comme Martine Pouchain, qui signe là un roman savoureux, pourtant ancré dans une réalité qui, au premier abord, ne pourrait sembler que sordide...

Si j'ai une âme, de Vincent Peyrel, L'Amourier, 2007
Inhumaine humanité
« Je m’appelle Hans. Je m’appelais Hans. Déjà. Le 7 novembre 1919. J’ai rencontré Frédéric à la gare de Hanovre. Il faisait froid. »
« Les flics sont venus le 23 juin 1924. Frédéric n’était pas là. Le piano ne jouait pas depuis quelques jours. Je dormais. Encore. »
Si j’ai une âme pourrait être contenu dans ces deux déclarations, qui ponctuent le récit de temps à autre, à la manière d’un refrain lancinant qui semble aider Hans, le narrateur, à garder un point d’ancrage dans le réel ou à reprendre le fil de son monologue. Entre ces deux dates, l’histoire d’un couple atypique...

Premières heures au paradis de Hafid Aggoune, Denoël, 2008
(Re-)Naissances
Roman sur la filiation, la paternité et la naissance, Premières heures au paradis débute sur un abandon impulsif, qui ressemble fort à une fuite : « Ce beau jour de mai, j’ai ouvert la porte et je suis parti sous un ciel bleu. Les ténèbres envahissaient mon crâne. » D’emblée, on pénètre dans une quête pétrie de paradoxes, évoquée sous la forme d’une missive (ou tout comme) que l’acteur Théophile Cannan paraît adresser, en pensée, à la romancière Lucille Eden, sa compagne. En façade seulement, car on comprend vite qu’en dépit du choix d’une interlocutrice, c’est avec lui-même que le narrateur a rendez-vous...
*** Inclassable

Passe-Musée, passe-temps, passe-passe et passementerie de Frédéric Clément, Paris Musées, 2007
Promenons-nous… au musée
Un rendez-vous manqué avec une certaine Mademoiselle L. devant le musée des beaux-arts de Paris, la découverte d’un petit paquet de « bouts de temps » qui doit être remis à une mystérieuse Madame de R, « Muse des Musées », et voilà Monsieur Clément, fort intrigué, en quête de cette inconnue, dans un Petit Palais où visiteurs et personnel sont plongés dans un «grand sommeil ». En revanche, les résidents habituels – personnages des tableaux, figurines ou objets de toutes sortes – ont quitté leurs cadres et investi les lieux...
*** lectures achevées
Revue littéraire In-fusion - janvier 2008, numéro 1 lire cette présentation
Martiat Durnez + Frédéric Saenen - Editions fourre-tout, coll. Architexto, 2007
Architexto promeut la transdisciplinarité entre l’architecture et l’écriture contemporaines. La seconde saison (2007-2008) se poursuit avec la rencontre entre les architectes François-Xavier Martiat et Sibrine Durnez, diplômés de l’ISA Saint-Luc de Wallonie et installés à Liège depuis 2004, et l’écrivain Frédéric Saenen, fondateur de la revue Jibrile et collaborateur à de nombreuses revues littéraires en Belgique, en France et sur le web.
Cassé (Kurt Cobain) de Christophe Paviot - Naïve, 2008 - lecture hautement recommandable...
Les petits recueils de nouvelles des éditions Filaplomb
Faut pas tuer les goélands de Jocelyne Sauvard - paru dans la collection Aventuriers du monde (Monde Global), que je présente ici.
Janis Joplin de Jean-Yves reuzeau - Folio, biographies, 2007
Yapou bétail humain de Shozo Numa et Tatsuya Egawa, Kami, 2007 (le manga inspiré du roman de Shozo Numa)
Epuisé de Joe Matt, Seuil BD, 2007 (après Les Kids et Strip-Tease... la 3e auto-fiction graphique de l'auteur...)
Sur la piste des dragons, troisième carnet, par Elian Black Mor, Au bord des Continents, 2007
Lilia de nadine Brun-Cosme et Anne Brouillard, Points de suspension, 2007
*** lectures en cours... à divers stades
Qui se souvient de Paula de Romain Slocombe, Syros, 2008
Aria des brumes de Don Lorenjy - Le navire en pleine ville, 2008
Ne sois pas timide de Claire Ubac - Medium de l'école des loisirs, 2007
Chroniques d'une société annoncée - collectif Qui fait la France ? Stock, 2007
et des tas d'autres qui attendent...
07:00 Publié dans Critiques, Des nouvelles de Sitartmag, Essais & non-fiction, Lectures en cours..., Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, lecture, romans, parutions, articles, Sitartmag
2008.01.21
Derniers articles - Sitartmag
De nouvelles critiques à lire en ligne sur Sitartmag - sélection non-exhaustive... On retrouvera tous les articles en page d'accueil, ou répertoriés ici. Quant aux ouvrages jeunesse, ils sont aussi regroupés là.
Du côté de la fiction francophone, on pourra lire les articles que Jean-Pierre Longre consacre à La Symphonie du loup de Marius Daniel Popescu (J. Corti) et à Juste un jour d’Antonin Moeri (B. Campiche Editeur), tandis que Myriam Gallot a lu 100% chimique, un roman de Doeschka Meijsing (Le Castor Astral, escales des lettres) et Rescapés ordinaires, un recueil de nouvelles signé Laurence Barrère (D'un Noir si Bleu).
Plus loin, on apprend que Raymond Queneau n'était pas celui que l'on croit (Queneau pudique, Queneau coquin de Marie-Noëlle Campana, Pulim), tandis qu'
Anne-Marie Mercier-Faivre nous parle Nursery Rhymes, en mots et en musique (Comptines de ma mère l’oie/ Mothergoose - Actes Sud Junior), d'un drôle de livre en pente (A. Michel Jeunesse) et de Rex et moi de Fred Bernard et François Roca (Albin Michel Jeunesse)
Toujours en jeunesse (tout en étant là encore fortement conseillé à tout lecteur amateur de fiction...), Caroline Scandale a lu Autobiographie d’un fantôme et autres fictions d'Eva Almassy (Médium de l'Ecole des loisirs).
L’Ecole et la Peste publicitaire de Nico Hirtt et Bernard Legros (Aden), un ouvrage militant, est présenté par Apoline Saybec, qui s'est aussi intéressée à la biographie de Victor Jara (Aden).
Grâce à Frédéric Saenen, Faulkner est de nouveau à l'honneur avec sa trilogie des Snopes (Quarto Gallimard), tandis que Françoise Genevray s'intéresse de près à Vivre en russe de Georges Nivat aux éditions L'Âge d'homme. Chez le même éditeur, on découvrira le Journal inédit III de Léon Bloy, "esprit corrosif".
Toujours de la littérature avec Le grand livre des contes populaires de France (Omnibus) chroniqué par Samia Hammami, et Le Nouveau Nouveau Magasin d’Ecriture de Hubert Haddad (Zulma) par Maïa Brami.
Tieri Briet a aimé Au Lycée, un ouvrage photographique réalisé par le collectif Temps Machine (L'oeil électrique éditions) ; de son côté, Nicolas Cavaillès recommande California dreamin’ , film de Cristian Nemescu qui a obtenu le Prix Un Certain Regard, (Cannes 2007).
Jacques Chesnel propose un détour musical avec Terra furiosa, le dernier album de Giovanni Mirabassi (Discograph), avec Sharp turns du Moutin Reunion Quartet (Nocturne) ou encore, entre littérature et musique, White bicycles, Making music in the 60’s de Joe Boyd (Editions Allia). Et pour finir en musique, dans un genre différent mais non moins respectable, on ira lire l'article d'Apoline Syabec portant sur le Dictionnaire raisonné du Punk de Pierre Mikaïloff (Editions Scali).
Je vous invite aussi à découvrir les derniers articles de notre page de "Brèves".
03:58 Publié dans Critiques, Des nouvelles de Sitartmag, Revues, Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sitartmag, critiques, revue
2008.01.03
Derniers articles, dernières lectures
Suite à la note précédente, quelques articles publiés récemment.
*** Fiction
Boris Vian et moi de Lou Delachair (Exprim' Sarbacane)
J’ai deux amours…
Elsa, 18 ans, arrive à Paris afin d’étudier la littérature (accessoirement) et surtout tenter de sauver le couple déjà « vieux » qu’elle forme avec Louis, son premier « grand » amour, connu cinq ans plus tôt au lycée. Car tandis qu’Elsa est convaincue de toujours l’aimer, Louis semble s’être muré dans une indifférence qui ne fait qu’accroître le mutisme et l’angoisse de la jeune fille... Lire L'article sur Sitartmag
Le Voyage de Poéma de Cécile Roumiguière et Claire Delvaux (Tipik, Magnard), un roman que l'on peut apprécier à partir de 6-7 ans.
Soeur contre frère
Poéma ne supporte plus Téiki, le bébé « roi » qui, depuis sa naissance, « mange le temps » de ses parents et empiète sur l’espace vital de la petite ; celle-ci se sent délaissée, mise à l’écart, regrettant l’époque où elle était la « préférée », la seule et l’unique... Lire L'article sur Sitartmag
*** Poésie - album
Des vaches dans les prés de Lydia devos et Arnaud Madelénat (Points de suspension)
Odes aux vaches
La vache, animal domestique loin d’être poétique, du moins au premier abord… Ce n’est cependant pas le point de vue de Lydia Devos qui, dans ses poèmes, attribue une sagesse certaine à celles que nous considérons le plus souvent comme du bétail, certes utile, mais dépourvu d’esprit. Lire L'article sur Sitartmag
*** Sans parole

Krochnouk Karapatak de Julien Martinière (Le Textuaire)
Périple hautement fantaisiste
Les éditions du Textuaire, créées il y a un peu plus d’un an, proposent une collection d’ouvrages volontairement dépourvus de… textes, dont l’un des objectifs est de « susciter une lecture active». Chacun est ainsi encouragé à « lire » ces images à sa façon, sans a priori, et à participer à la création narrative en se faisant observateur. Lire L'article sur Sitartmag
16:35 Publié dans Critiques, Des nouvelles de Sitartmag, Lectures en cours..., Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Julien Martinière, Lydia Devos, Lou Delachair, Cécile Roumiguière, Arnaud Madelénat, livres, romans

























































































































